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caux, dortoirs, chauffage central obligatoire, préaux. eau potable contrôlée régulièrement, lavabos, baignoires, douches, cuisine, évacuation des matières usées, buanderie, dispositif de sécurité contre l’incendie).
L'article XV prévoit que chaque aérium doit posséder: — Un cabinet médical; Tous les instruments de mensuration nécessaires
(poids, taille, spirométrie, etc...) ;
—— Une installation de radiologie et d'U. V.;
—— Une salle de soins;
— Un service dentaire;
— Une réserve de pharmacie;
— Le matériel nécessaire à la pratique des examens O. R. L. courants.
Toutefois, si le nombre des lits est inférieur à cent les aéria peuvent ne pas posséder de poste radiologique. Dans ce cas, l'établissement doit pouvoir recourir à une installation radiologique assez proche pour que lon puisse pratiquer facilement l'examen périodique des enfants.
Article XVI. — L’aérium doit comprendre un lazaret aménagé dans un pavillon spécial ou, si l'établissement est peu important, dans un local permettant d'isoler pendant une période minima de vingt-cinq jours, les nouveaux arrivants en boxes individuels ou en chambres séparées. Le nombre en sera aw moins égal au dixième de l'effectif de l’établissement.
Article XVII : Tout, aérium doit avoir une infirmerie bien isolée des locaux habités. Cette infirmerie doit comprendre au moins 10 % du nombre total des lits et comporte, en outre, une où plusieurs chambres d'isolement pour les enfants atteints ou suspects de maladies contagieuses en attendant leur évacuation éventuelle.
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Un registre d’état sanitaire doit mentionner tous les accidents ou incidents survenus ainsi que les hospitalisations effectuées.
Article XVIII : Le service dentaire organisé dans chaque aérium est confié à un médecin stomatologiste ou à un chirurgien-dentiste désigné par le médecin directeur ou le directeur administratif sur proposition du médecin.
Article XIX : Chaque aérium doit disposer de linstallation et de l’appareïllage nécessaire à la désinfection en profondeur de la literie et du matériel.
Article XX : Le personnel d’un aérium comprend :
1° Le directeur (médecin directeur ou directeur administratif) ;
2° Le personnel des services médicaux composé :
— D'un médecin non résidant dans le cas où la direction n’est pas assurée par un médecin ou, dans le cas contraire, éventuellement d’un ou plusieurs médecins ad- Joints;
— D'une infirmière surveillante générale et d’infirmieres; |
— D'une assistante sociale à temps partiel ou à plein temps;
3° Personnel des services administratifs : économe, secrétaire de direction, secrétaires, sténo-dactylographes;
4 Personnel des services généraux (ouvriers, servants, etc...) ;
5° Dans les aéria d'enfants et d'adolescents : selon
l’âge des malades d’un personnel de surveillance et d’enseignement.
Article XXI : Tout aérium doit avoir au moins une infirmière par cinquante lits munie du diplôme d’Etat ou autorisée à exercer. Toutefois, la proportion d’infirmiè-
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res d'Etat ne doit pas être inférieure au quart du personnel soignant.
Article XXII : Le personnel de surveillance ne doit en aucun cas être inférieur à une unité pour vingt-cinq enfants.
L'article XXIII a trait à l’état de santé du personnel.
Article XXIV : Dossier d'admission :
1° Une fiche médicale de modèle fixe avec cliché radiologique et résultat de cuti-réaction récente;
2° Fiche de renseignements d'ordre social;
.3° Certificats attestant que le malade a reçu les vaccinations prescrites par la loi ou qu’il présente une contreindication permanente à ces vaccinations;
4° Autorisation signée des parents ou des tuteurs des-. tinée à permettre la mise en œuvre des traitements qui peuvent être reconnus, nécessaires par le médecin de l’établissement;
5° Extrait de naissance;
6° Engagement de paiement émanant soit de la collectivité qui prend le malade en charge, soit de l'intéressé lui-même ou de ses répondants.
Après examen du dossier par la direction médicale et administrative, il est adressé un bon d'admission fixant la date de la rentrée.
Article XXVII. — Tous les malades doivent être examinés au moins une fois tous les quinze jours; fiche médicale, cahiers de visites et de prescriptions. Tout malade ne répondant pas ou ne répondant plus aux conditions d'admission en. aérium telles qu’elles sont fixées à l’article XJII de l’ordonnance du 31 octobre 1945 sera immédiatement isolé et envoyé dès que possible dans sa famille ou dans un établissement approprié à son état de. santé.
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L'article 28 a trait à la nourriture.
L'article 29 fixe l’emploi du temps.
L'article 30 parle de lenseignement qui doit se faire si possible en plein air.
L'article 31 : Les familles reçoivent des nouvelles chaque semaine; la Direction communique tous les mois à la famille les résultats constatés.
Les Aéria de la région de Lacaune.
Dans les environs immédiats de Lacaune on compte actuellement deux établissements de cette nature. Il y a aussi en dehors de cette zone l’Aérium départemental du Tarn situé au Briol à 670 m. d’altitude, dans une vallée abritée des environs de Pierre-Ségade. Cet établissement dépend de la Direction Départementale de la Santé.
À 8 kilomètres à l’ouest de Lacaune, nous trouvons la maison de convalescence du château de la Bassine, propriété de l’Assistance Publique de Paris. Placée exactement au niveau du Col dont elle porte le nom, son altitude de 885 m. et sa position relativement exposée aux mouvements atmosphériques lui confèrent une note stimulante assez accentuée. Toutefois, sa situation en pleine forêt de Cuns la met à l’abri des remous et des vents excessifs. L’air pur que l’on peut respirer à loisir sous les fûtaies de hêtres au cours de promenades faciles et variées, l'éloignement de toute agglomération permettent aux enfants de vivre dans des conditions de salubrité éminemment favorables.
A Lacaune même, l’Institut Saint-Vincent-de-Paul appartenant aux Filles de la Charité, recevait depuis de longues années déjà des colonies de vacances en provenance surtout du département de l'Hérault, Cet établissement vient d'effectuer les aménagements nécessaires pour de-
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venir une maison d’enfants à caractère sanitaire et est actuellement en instance d'agrément.
Dominant l’ancien établissement thermal à 2 kilomètres à l'Est de Lacaune, FAérium Saint-Joseph, domaine de Constancie, est placé sur un petit contrefort rocheux à une altitude de 850 m. Cette maison de santé est administrée par M. Etienne pE Naurois. Les locaux, récemment modifiés et agrandis, sont prévus pour un effectif de quatre-vingt-dix enfants. Une grande esplanade a été aménagée pour la pratique des sports. Le beau parc qui agrémente le séjour permet. à la belle saison, de faire les classes en plein air. Cet établissement reçoit les fillettes de 4 à 14 ans et les garçonnets de 4 et 5 ans.
L’Aérium Saint-Michel, dirigé par M. HUoN DE SEVIN, est situé à un kilomètre de Lacaune, dans une sorte de conque bien abritée des vents dominant et largement ouverte au Midi. Entouré de vastes prairies et de bosquets d’essences diverses, à l’abri de la circulation routière, cet établissement a pris une importance bien justifiée par les avantages de cette situation de tout premier ordre. Les bâtiments spacieux et parfaitement aménagés peuvent recevoir dans les meilleures conditions deux cents garçons de 6 à 14 ans. Ün vaste terrain de sports, prévu pour des jeux très variés, permet aux enfants de trouver dans la pratique de la culture physique une distraction saine dont ils tirent, en général, le plus grand profit. Un bois d’épicéas, de larges allées bordées d’arbres séculaires offrent leurs frais ombrages à ceux qui redoutent les rayons trop ardents du soleil.
Dans tous ces établissements, l’instruction des enfants est assurée par des instituteurs diplômés d’Etat et bien entendu les programmes scolaires sont adaptés à leur état de santé suivant avis médical.
Les familles désireuses de voir leurs enfants pendant la cure trouvent facilement chez les particuliers des logements meublés. L'hôtel Fusies dont la réputation n’est plus à faire, leur offre aussi avec tout le confort moderné de son installation, une cuisine fine et soignée bien connue des gourmets. Pour les bourses plus modestes, il y a des hôtels et pensions de famille qui donnent toute satisfaction à leur clientèle par une table bien servie et un logement confortable.
En général, les petits pensionnaires sont très satisfaits et apprécient grandement les avantages et les agréments de leur séjour, ce qui ne peut qu’exercer une heureuse influence sur le résultat de leur cure.
Les observations ci-après proviennent des aéria Saint- Michel et Saint-Joseph. Nous ne saurions trop remercier le Docteur H. ViquiEr de la complaisance avec laquelle il a bien voulu nous communiquer les documents intéressants qui nous permettent d'apporter un élément nouveau à l’étude du climat de Lacaune. Son expérience en la matière et la minutieuse exactitude avec laquelle il tient à jour les dossiers médicaux nous ont aidé très utilement. À |
Les enfants qui relèvent de l’Aérium étant des déficients généraux sans lésions organiques particulières. c'est pas l’étude de leur état général que nous pouvons suivre les effets de la cure climatique. Auss' chaque observation comportera avant tout l'étude du poids, de la taille et du périmètre thoracique du sujet.
Nous donnerons des observations correspondant aux quatre indications de Paérium en général, telles qu’elles étaient déterminées par la loi du 31 octobre 1945.
1° C’est la troisième catégorie qui fournit aux Aéria de Lacaune le plus fort contingent de petits malades. (En-
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fants présentant une altération passagère ou durable de l’état général s’il n’est pas en rapport avec une infection tuberculeuse évolutive.) Cette catégorie rentre dans le cadre des enfants qu’on appelait autrefois les lymphatiques scrofuleux : micro-poly-adénopathies souvent associées à l’adénopathie trachéo-bronchique. D’après ViLLa- RET, « il s’agit, en réalité, d'enfants ou d’adolescents qui présentent une imprégnation tuberculeuse torpide. A la moindre fatigue, ils sont guettés par la méningite, la pleurésie, la tuberculose pulmonaire. Ce sont des enfants maigres, pâles, souvent trop grands pour leur âge. La palpation du cou, de l’aisselle, du creux sus-sternal, de la région sus-épitrochléenne et sous-mentale révèle des ganglions petits, réguliers, nombreux. À l’auscultation, on trouve parfois chez eux un souffle rude dans la région du hile ou bien les signes d’Espine, d’Eustache-Smith; la radiescopie révèle la densité de leur ombre hilaire. Sur ces jeunes sujets, ce qu’il faut surtout traiter c’est l’état général. »
Sans préjuger d’une manière aussi formelle de létiologie tuberculeuse de ce syndrome, il est indiscutable que ces malades sont dans l’ensemble justiciables de la cure maritime. Cependant, certains sujets supportant mal le séjour à la mer se trouvent très bien du climat de moyenne altitude. Parfois aussi, la cure mixte donne de très bons résultats.
OBSERVATION N° 1, — T. V.., 9 ans, venant de l’Aude, arrivée à la fin du mois de mai. Ses parents sont en bonne santé, son frère de 19 ans est en sanatorium pour tuberculose pulmonaire. Un examen pratiqué au dispensaire un mois auparavant pour déficience de l’état général, avait révélé une respiration soufflante et la radioscopie immédiatement pratiquée montrait des hiles sombres, donnant naissance à des arborisations hilaires courtes et épaisses. La température était normale, l’appétit médiocre. Une cure de moyenne altitude est conseillée. A l’arrivée à Lacaune, fin mai, le D' VIGUIER constate les mêmes signes; le poids