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alors le vent d'Ouest, vent dominant de tout le bassin d'Aquitaine. S’engouffrant par le seuil de Naurouze, il prend de la force, perd son humidité et c’est alors le « Cers » bien connu dans le Narbonnais. Plus au Nord, ce vent, abordant la Montagne Noire et les monts de Lacaune, abandonne son humidité d’une façon plus brusque. Lacaune semblerait à l'abri derrière 30 kilomètres de zone montagneuse mais le massif du Montalet qui se trouve immédiatement au delà joue le rôle d’un véritable écran devant lequel les phénomènes de condensation sont très accentués, ce qui explique le profil pluviométrique de la région.
Au contraire, une Haute Pression centrée sur le golfe du Lion, trouvant une zone de Basses Pressions dans le le golfe de Gascogne, crée un vent de Sud-Est. Ce vent appelé « marin » dans le Bas-Languedoc où il est caractérisé par une grande humidité, aborde les pentes sud-est du Massif Central. Il abandonne peu à peu cette humidité et quand il passe sur Lacaune, il n’est pas encore complètement sec. Ayant franchi ces massifs montagneux c’est alors le vent d’Autan bien connu nue son impétuosité et sa sécheresse.
La pression remontant à l'Ouest, il se constitue un front de vents qui se situe à un ou deux kilomètres à l’est de Lacaune. Nous avons constaté maintes fois un phénomène très curieux : alors que le vent d’Autan souffle avec force, les nuages qu’il amène s'arrêtent aux environs immédiats de la ligne de partage des eaux et constituent un véritable mur. Et, bien que le vent sorte avec violence de cette masse, il ne s’en détache que quelques flocons. Face à ce mur, le ciel est tout à fait limpide.
Le vent dominant est celui qui souffle du Nord-Ouest.
Sa direction n’est d’ailleurs pas absolument fixe dans le . courant de l’année : Nord - Nord-Ouest pendant l'hiver, il devient Ouest - Nord-Ouest au cours de l'été. En raison du profil géographique, c’est lui qui amène la presque totalité des pluies soit spontanément soit après une période de vent d’Autan. Il est rarement impétueux; frais et tonique, il conditionne pour une large part le climat de Lacaune.
Après lui, citons le vent d’Autan qui tient la seconde place. Sa fréquence est très variable d’une année à l’autre, d’un mois à l’autre. C’est pourquoi notre tableau, traduisant une moyenne de onze années, reflète mal sa véritable individualité. Il n’est pas rare, en effet, de voir ce vent persister pendant une semaine; d’abord faible et uniquement solaire, il devient ensuite fort et permanent. Mais la zone de Basses Pressions étant centrée loin de Lacaune, la dépression barométrique qui l’accompagne est peu importante. Son humidité est encore satisfaisante. C’est pourquoi nous ne constatons pas ici le fameux < syndrome du vent d’Autan » si fréquent in la région toulousaine.
Le vent du Nord, enfin, après avoir traversé le Massif Central, arrive sur Lacaune relativement sec, peu violent et plutôt frais. Il est plus fréquent l'hiver, ce qui s’explique facilement si l’on considère que l’anticyclone des Açores a tendance à cette époque de l’année à se rapprocher du centre des Hautes Pressions continentales. Etant donné sa faible intensité, c’est un vent fort agréable d’un effet tonique remarquable.
Les autres vents, d’ailleurs plus rares, ne sont que des modalités des trois précédents.
En résumé, nous pouvons dire que Lacaune jouit d’un régime de vents très satisfaisant,