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CONCLUSION

Ici Fauteur suspend momentanément le cours de ses récits, qui primitivement formaient la matière de deux volumes assez compactes, intitulés : « Histoire d'une vocation tardice. » Mais un juge aussi patient qu'éclairé, une double autorité littéraire et religieuse, ayant conseillé de se borner à ce qui touche au R. P. Lacordaire, l'auteur a retranché de son volumineux manuscrit ce qui aurait pu en faire une œuvre purement personnelle, théologique et politique. Il n'a donc pas voulu enfreindre les règles du diocèse, et il s'est restreint à un pur récitatif, sans cependant abdiquer

8011 droit de défendre la vérité, et les faits dont il doit témoigner. Il ne s'agit pas ici de ces témoignages pour rire qui s'appellent des on dit : c'est pour obéir à ma conscience et justifier un grand défenseur de la vérité que j'ai tenu à raconter les choses que j'ai vues et les paroles que j'ai entendues. Aussi Lacordaire écrit-il : « Jugez-moi donc sur ce que vous avez vu de vos yeux, et entendu de vos oreilles, et croyez que tout est possible aux partis quand ils croient avoir intérêt à perdre un homme. » « C'est celui qui a vu, dit saint Jean, qui a rendu témoignage, et son témoignage est véridique ; car il sait qu'il dit vrai, de telle sorte que vous le croyez aussi.

Et qui vidit testimonium perhibuit ;

ET VERUM EST TESTIMONIUM EJUS. Et ILLE SUIT QUIA VERA DICIT UT ET VOS CREDATIS.

(Joan. XIX, 35.)

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