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Avenh', 8 novembre

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rôle sainte, au jugement de ceux-ci, on leur retire une fraction de leur mandat sur le trésor public, ou on les fait destituer par l'évoque.

Nos grands séminaires doivent être administrés par des délégués de l'autorité civile.

Nos petits séminaires ne peuvent avoir qu'un certain nombre d'élèves obligés de porter la soutane à un certain âge.

Nos Capucins ne peuvent sortir avec un habit de leur choix.

Nos Trappistes ne peuvent cultiver la terre en commun, etc., etc. K

Si nous voulions actualiser notre sujet, nous ferions remarquer combien les plaintes des catholiques sous le gou-, vernement des rois de juillet ressemblaient à celles qu'ils exhalent sous le régime publicain ; et même si l'on voulait pousser la comparaison plus à Textrème, l'intolérance la plus grande, ne serait peut-être pas à l'endos de ce dernier. Mais nous nous bornons au rôle de simple narrateur.

Lacordaire — tout royaliste qu'il fut toujours — n'est

1. Veut-on des faits à l'appui de ces affirmations? Ils sont faciles à citer :

« M. de Gosnac, aujourd'hui archevoquu de Sens, a reçu ses bulles, et doit partir la semaine prochaino pour son diocèse. Le prélat a dû prendre possession ces jours-ci par procureur. 11 y a tout à l'heure onze mois que le siège de Sens est vacant, M. le cardinal de la Fare étant mort le 10 décembre de l'année dernière. » {AveJiir du 8 novembre 1830.)

« Il y a en ce moment dans le diocèse de Lyon huit cures de canton auxquelles Mgr l'Archevêque a nommé de respectables ecclésiastiques, que M. de Montalivet, du haut de son infaillibilité ministérielle, refuse d'agréer... Il en est de même du canton de Saint-Laurent-du-Pont (Isère) (Avenir du 14 octobre 183L)

« Mgr l'Archevêque de Bourges, sur l'invitation de M. le Préfet du département du Cher, a récemment adressé une circulaire à MM. les Curés de son diocèse, pour leur enjoindre de mettre leurs églises à la disposition des maires de leurs communes respectives, alin ([ue ceux-ci puissent procéder commodément aux élections ordonnées par la loi sur l'organisation communale. (Avenir, 8 octobre 1831.)

Ailleurs, c'est pour l'élection des gardes nationales que semblaljle fait se produit.

h'Avenir (29 juin 1831) i)ul)lie une battre de protestation de l'évcque de Montauban contre rinterdiction des processions.

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l»;is tendre pour la monarchie de Juillet qu'il accuse de ne pas accorder au pays les libertés inscrites dans la Charte.

Ses premiers articles ont pour objet la lihi'rh' fl(> Fmsi'igneinent '.

La religion déchue de son antique puissance doit réclamer la liberté, toute liberté... Elle doit, avant tout, se souvenir que son divin Fondateur lui a dit : w Allez, enseignez toutes les nations, » et elle réclamera son droit". « Elle songera que Gorinthe ne refusa pas à Denys la charge de maître d'école, et qu'une religion payée par un peuple qui n'ose pas lui confier ses enfants, qui ne lui ])era:et pas même d'élever ceux de ses propres fidèles, est sans doute la religion la plus méprisée qui ait jamais parlé de Dieu aux hommes. » L'enseignement doit être libre, ou la liberté des cultes est un vain mot. Car, « le prêtre est 1111 homme qui enseigne; l'église est un lieu où l'on ens(Mgne; la foi est quelque chose qui s'enseigne. »

Pour les catholiques de France, la liberté d'enseignement est plus qu'une opinion, « c'est une partie du pacte qui attache les Français à la nouvelle couronne; c'est la condition de nos serments, c'est le prix du sang. )> La- :ordaire démontre ensuite que la servitude de l'enseigne- Tnent, est incompatible avec quelque liberté que ce soit, :( car la liberté s'obtient par l'enseignement, se conserve par l'enseignement, a pour but l'enseignement, c'est-àiire le progrès du genre humain dans la religion, dans les sciences, dans les arts, dans l'industrie, dans la chair 3t dans l'esprit. » Et son raisonnement se termine en concluant que toute liberté — et ici il énumère — de la )i'esse, des cultes, de la tribune, du barreau, de l'indus- .rie, des arts, des voyages — est une liberté d'enseignenent. Donc : « C'est une énorme contradiction, dans les :ermes et dans les choses, que d'appeler libre un pays où a tribune et la chaire sont ouvertes, mais où l'école est ormée... »

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