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Avenir du 21 août

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rassembler ses impressions ^. Et dans un élan de simplicité qui lui était habituelle il continuait : «Laissez donc aller dans l'oubli ces courts instants d'une gloire qui a disparu dans la grandeur d'un autre triomphe. Ma part obscure me suffit : j'aime mieux en garder le secret et ne retrouver jamais que dans ma mémoire ce que je fus un quart d'heure à côté d'un grand homme ''. »

Deux jours plus tard ^ on pouvait lire dans l'Avenir ce mot d'un laconisme énergique et fier:

Paris, 6 février 183^.

A monsieur le Rédacteur de TAvenir.

Monsieur,

J'apprends que l'on attribue la non-publicatiou de mon plaidoyer à la craiûtc que j'aurais de reproduire devant le public les paroles que j'ai prononcées devant le jury. Gomme il ne faut jamais être lâche, ni laisser croire qu'on l'est, vous aurez demain mon discours sans qu'il y manque une syllabe. Je vais y donner ma nuit.

H. Lagordaire.

Le 9 février, le plaidoyer paraissait dans un supplément de l'Avenir.

Jamais Lacordaire ne recula devant un mot à prononcer, une ligne à écrire quand la défense de la liberté était en jeu.

C'est guidé par cette idée, qu'il adressa le 24 décembre 1830, une lettre au bâtonnier de l'ordre des avocats, l'avertissantqu'il était, quoique prêtre, résolu à reprendre sa place au barreau. «...Je suis prêtre aujourd'hui. Lesdevoirs que ce nom m'impose m'ont d'abord éloigné du barreau.

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