Avenir (\n 12 juin
Dans un second article ' il envisage la question sous une autre face et prouve que « la liberté de la presse est une nécessité des temps, une condition de la régénération sociale, le moyen le plus efficace, pour la vérité, de se produire au grand jour. » Il y a là, sur la décentralisation et sur la presse locale, des passages qui seraient encore de mise à notre époque.
On en dirait autant d'un article sur les Prédictions que l'on pourrait fort bien reproduire en entier aujourd'hui et que l'on croirait écrit à propos de mademoiselle Couesdon, des apparitions de Tiily, etc. etc. Qu'on en lise la conclusion : « Voilà pourtant les rêveries dont la France est inondée, et qui contriljuent à ébranler l'esprit public. Le sol se couvre de prophètes et de prophétesses,qui vont colportant de clocher en clocher des ouï-dire de l'autre monde, des spectres sortis de leurs cerveaux et d'une piété qui s'aveugle sur les vrais besoins des nations; et remarquez à quoi poussent ces jeux funèbres : à l'inertie, au fatalisme, à l'idée que tout est perdu, si Dieu ne fait pas un coup d'Etat. Etranges hoiumes! si faibles et si vides, qu'il faut que Dieu leur arrive en personne, pour qu'ils redeviennent quelque chose. »
Il ne nous est pas possible, sans donner à cette étude une longueur par trop démesurée de résumer tous les articles écrits dans r.4tv^/2?V par Lacordairc\ Ce que nous en
\. Avenir du 27 juin 1831.