Lettre à Mme Schwetchine, 25 février
que, partisan de la presse^ Lacordaire voulait qu'on eût pour elle les plus grands égards, et qu'on la traitât avec la plus grande discrétion jusque dans ses égarements. Il conservait, plus de quinze ans après VAvenir, la presque totalité des idées qu'il avait alors sur la liberté de la presse.
« Je viens de lire dans Y Univers, écrit-il en 1847, qu'on attaque Mgr de Chartres pour un niandemcnt oii il flétrit un journal irréligieux de son diocèse. Certes, le droit est évident au point de vue religieux, il l'est peut-être au point de vue de la liberté de la presse. En supposant le droit incontestable du côté de l'Evêque, est-ce un procédé qui puisse amener à bien nos générations si craintives devant la puissance de la foi ! Voilà la pensée qui me préoccupe et je comprends que sous un régime d'entière liberté, l'usage de la liberté est un problème d'une bien haute importance ^ »
Des temps nouveaux et de nouvelles luttes vont surgir pour l'ancien rédacteur de Y Avenir.