‹ Lacordaire journalisteChapitre 8 sur 114 · L' « AVENIR · texte numérisé non relu

L' « AVENIR

Lacordaire est donc journaliste K

Avant d'étudier la part qu'il prit dans la diffusion des idées que préconisait VAvenii\ il n'est peut-être pas sans intérêt de dégager son rôle au point de vue « métier n dans la ûicture du journal.

Lacordaire, en effet, ne fut pas un simple collaborateur qui, de chez soi, envoie sa copie, laissant aux rédacteurs le soin de faire le numéro. Tl faisait le numéro; et, pendant près de deux mois, les deux premiers, les plus durs, il le fit seul.

On a dit que Montalembert le seconda beaucoup dans cette tâche absorbante. Le fait n'a de réalité qu'à partir du J2 décembre 1830. Montalembert, absent au moment de l'apparition de l'Avenir ^ ne rentra que le 4 novembre et vit pour la première fois Lacordaire le 12 du même mois. Ce n'est que le 9 décembre suivant que ce dernier lui écrivit, au nom de Lamennais, pour le prier de faire partie du conseil de direction. Dès ce jour ils furent deux, les deux inséparables, constamment sur la brèche.

Mais jusqu'alors, Lacordaire avait donné seul, ou à peu près. Il remplissait, de fait plutôt que de nom, les fonctions

1. Nous ne considérons pas comme son entrée dans le journalisme un article qu'il écrivit pour le Mémorial catlioUque dont l'abbé Gerbet était le fondateur et le directeur. Cet article paru dans le numéro de mars 1824, a pour titre : Du Droit public.

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