LA TÊTE FŒTALE APPARAISSAIT A LA VULVE
Observation LIII (1927-794)
Mme H..., 31 ans, IV-pare,
Accouchement à terme en OIDP. Durée du travail: quinze heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Accouchement une minute après la piqûre; enfant de 3 kgr. 450.
Délivrance naturelle quatre minutes après l'expulsion.
Observation LIV (1927-792)
Mme C..., 25 ans, l-pare. 4
Accouchement à terme en OIGA. Travail rapide trois heures quinze minutes.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Accouchement cinq minutes après la piqûre ; enfant de 3 kgr. 5oo.
Délivrance naturelle cinq minutes après l'expulsion. -
J. Bureau 4
Obsérvation LV (1927-789).
M. C.., II-paré, 25 ans.
Accouchement à terme en OIGA.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Naissance d’un enfant dé 4 kilogrammes, néut minutes après la piqûré.
Délivrance naturelle dix minutes après l'expulsion Fa
(Déchirure superficielle du périnée ayant nécessité
2 crins).
Observation LVI (1927-788)
M.R..,27ans, Il-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail : onze heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 900 une minute après la piqûre.
Délivrance naturelle quatre minutes après l'expulsion.
Observation LVII (1927-787)
M. F...,29 ans, I-pare.
Accouchement au terme de huit mois et demi en OIGA: Durée du travail : huit heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Naissance d'un enfant de 2 kgr. 950 six minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle quatre minutes après l'expulsion.
à — 5 — Observation LVIII (1927-783)
M. B..., 25 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIDP. Durée du travail : dix heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hÿpophyse.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 820 six minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle quatre minutes après l'éxpüulsion.
ObSsérvation LIX (1927679)
M. J.... 19 ans, [-pare.
Accouchement au terme dé 8 mois, en OIGA. Durée du travail : douze heures trente minutes.
Injection de 1/2 centimètre éüibe d’hypophyse.
Accouchement naturel cinq minutes après la piqûre ; enfant de 2 kgr. 080.
Délivrance naturellé cinq minutes après l'expulsion.
Observation LX (1927-660)
M. W..., 22 ans, Il-pare.
Aétouchement à terme én OIGA. Durée du travail : onze heures trente minutes. |
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Accouchement trois minutes après la piqûre; enfant vivant de 3 kgr.200.
Délivrance natürellé ne minute après l'expulsion.
= Di
Observation LXI (1927 -662)
Mme L..., 19 ans, I-pare.
Accouchement à termeen OIGA.
Durée du travail : onze heures quarante.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Accouchement cinq minutes après la piqûre ; enfant de 3 kgr. 030.
Délivrance naturelle cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXII (1927-661).
Mme M..., 23 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA.
Durée du travail : seize heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Accouchement naturel cinq minutes après la piqûre ; enfant de 3 kgr. 050.
Délivrance naturelle cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXIII (1927-658).
Mme T..., 30 ans, Il-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Travail rapide : une heure.
Accouchement naturel cinq minutes après la piqûre ; enfant de 3 kgr. 5oo.
Délivrance naturelle cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXIV (1927-629).
Mme S..., 22 ans, I-pare.
Accouchemennt à terme en OJDP. Durée du travail : dixsept heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Accouchement naturel dix minutes après la piqûre : enfant de 3 kgr. 200.
Délivrance naturelle trente minutes après l'expulsion.
Observation LXV (1927-630).
Mme D..., 20 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail : dixneuf heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Naissance d’un enfant de 3 kgr. 920, cinq minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle dix minutes après l’expulsion.
Observation LXVI (1927-632).
Mme S..., 26 ans, Il-pare.
Accouchement au terme de huit mois et demi, en OIGA. Durée du travail : cinq heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hÿypophyse. Accouchement naturel trois minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle trois minutes après l'expulsion.
Observation LXVII (1927-6338).
Mme B..., 19 ans, I-pare. :
Accouchement au terme de huit mois, en OIGA.
Durée du travail : trente-deux heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Accouchement naturel dix minutes après la piqûre ; enfant vivant, né étonné, de 2 kgr. 500.
Délivrance naturelle vingt cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXVIIL (1927-640).
Mme E..., 39 ans, [l-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Travail : quaranteneuf heures.
Naissance d’un enfant de 4 kgr. 150, cinq minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle vingt-cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXIX (1927-642).
Mme W..., 31 ans, III-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail : treize heures trente.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d’un enfant de 3 kgr. 150, trois minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle dix minutes après l'expulsion,
Observation LXX (1926-647).
Mme Q..., ar ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail : sept heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Naissance d’un enfant de3 kgr. 110, ciuq minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle quatre minutes après l’expulsion.
Observation LXXI (1927-655).
Mme F..., 21 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail : treize heures quarante-cinq.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse.
Naissance d’un enfant de 3 kgr. 170 cinq minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle cinq minutes après l'expulsion.
Observation LXXII (1927-63).
Mme L..., 28 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIDP. Durée du travail : vingt-huit heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypohyse.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 4oo dix minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle vingt minutes après l’expulsion.
Observation LXXIII (1927-856).
Mme V..., 23 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIDP.
Travail lent: quarante-huit heures. Douleurstrès espacées.
Injection intramusculaire de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Accouchement spontané quatre minutes après la piqûre ;
enfant vivant de 3 kgr. 100.
Délivrance naturelle deux minutes après l'expulsion. (La femme se plaint de coliques utérines pendant dix
minutes après l’expulsion de l’arrière-faix). P P
Observation LXXIV (1927-878).
Mme E..., 35 ans, Il-pare. »
Accouchement à terme en OIGA.
Travail rapide : huit heures.
Injection de 3/4 de centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d’un enfant de 3 kilos, deux minutes après la piqûre.
Délivrancenaturelle une minuteaprès l'expulsion (insertion
marginale).
Observation LXXV {1927-880).
Mme F..., o7ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA.
Durée du travail : huit heures.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 400 deux minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle deux minutes après l'expulsion .
(La quantité de sang perdu pendant la délivrance atteint
41o grammes.)
Observation LXXVI (1927-884).
Mme G..., 22 ans, Il-pare.
Accouchement à terme en OIGA.
Durée du travail : treize heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 150 trois minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle trois minutes après l’expulsion.
Sortie difficile des membranes déchirées, mais paraissant complètes.
Suites de couche normales.
- Perte de sang peu abondante : 100 grammes.
. Rétraction très marquée de l'utérus, la femme se plaint de
«tranchées » pendant quatre heures.
Observation LXXVII (1927-3887).
Mme B..., 27 ans, IV-pare.
Accouchement à terme en OIGA.
Durée du travail : huit heures vingt.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d’un enfant de 3 kgr. 350 deux minutes après la
piqûre.
Délivrance naturelle quinze minutes après l'expulsion de
l'enfant.
(Perte de sang peu abondante : 100 grammes.)
Observation LXXVIII (1927-894).
Mme W..., 30 anus, Il-pare.
Accouchement à terme en OIDP.
Durée du travail : dix heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse.
Naissance d'un enfant de 3 kgr. 320 douze minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle trois minutes après l'expulsion de l'enfant.
(Déchirure superficielle du périnée.)
Dans ces 26 cas la délivrance s'est faite spontanément et rapidement, sans aucun incident : placentacomplet,membranes intactes,aucune hémorragie. Deux fois nous avons observé une déchirure superficielle du périnée ; encore s’agissait-il, dans l'observation LV d’un gros enfant de 4 kilos.
La délivrance a toujours été très nettement accélérée, survenant en général quatre à cinq minutes après l'expulsion de l'enfant.
Dans les cas où la délivrance s’est faite moins rapidement (observations LXIV, LXVII,.LXVIII, LXXIT),il s'agissait de parturiente ayant un sravail lentet prolongé, chez lesquelles l’extraithypophysaire réveillait peu de contractions.
En résumé, nous avons observé une action manifeste de l’hypophyse sur la délivrance, mais seulement dans les cas où elle est injectée à une période assez rapprochée de l'expulsion.
A la fin de la période d'expulsion, l'extrait hypophysaire injecté chez une parturiente ayant eu un travail normal amène toujours rapidement la délivrance sans le moindre accident (dans un temps variant en général de une à cinq minutes).
Les cas où la délivrance est moins rapide concernent des femmes qui ont eu un travail anormalement lentet chez lesquelles l'extrait hypophysaire ne parvient pas à donner, semble-t-il, un coup d’éperon suffisant au muscle utérin.
Quant à la quantité de sang perdue pendant la délivrance, elle a toujours été minime (150 à 200 gr. en moyenne), sauf dans un cas (observation LXXV) où elle fut de 410 grammes.
De quelle façon l'hypophyse trouble-t-elle les phénomènes physiologiques de la délivrance ?
Dans la majorité des cas, nous avons observé une période de repos, très courte il est vrai : elle persistaiten moyenne une minute. Les contractions réapparaissaient immédiatement.
Dans tous les cas cités plus haut le placenta s'est
engagé suivant le mode de Baudelocque, par sa
face fœtale.
Mais il nous a semblé que,sous l'influence de l’injection d’hypophyse, l'expulsion de l’arrière-faix se faisait assez souvent suivant le mode de Duncan,par le bord utérin ou la face utérine.
Il faut s'attendre, dans ce cas,à avoir des ennuis avec l'extraction des membranes comme dans le cas
suivant :
Observation LXXIX (1926-190).
Mme E..…., 30 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA. Durée du travail: douze heures.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse à la dilatation de petite paume.
Accouchement naturel quinze minutes après la piqûre : enfant vivant pesant 3 kgr. 500. Hémorragie de la délivrance une heure après l’accouche-
ment.
Délivrance une heure quarante-cinq après l'expulsion de l'enfant. Le placenta est expulsé par sa face utérine. Membranes déchirées, incomplètes.
Température dans les suites de couches.
Sortie en bon état le vingt et unième jour.
Dans les cas suivants l'expulsion de l’arrière-faix s’est faite selon le même mode, sans incident :
mr
Observation LXXX (1927-875).
Mme K..., 32 ans, I-pare.
Accouchement au terme de 8 mois 1/2 en OIGA.
Injection de 1/2 centimètre cube d’hypophyse (intra-musculaire),à la période d'expulsion.
Accouchement naturel trois minutes après la piqûre ; enfant vivant de 3 kilos.
Délivrance sept minutes après l'expulsion de l'enfant. Le placenta se présente par son bord inférieur.
Membranes intactes, sorties facilement.
Observation LXXXI (1927-887).
Mme K...; 24 ans, I-pare.
Accouchement à terme en OIGA.
Durée du travail : huit heures vingt-cinq.
Injection de 1/2 centimètre cube d'hypophyse à la période d'expulsion.
Naissance d’un enfant de 3 kgr. 320 (né étonné) deux minutes après la piqûre.
Délivrance naturelle.
Expulsion du placenta par sa face utérine, membranes intactes.
Perte de sang peu abondante : 130 grammes.
L'hypophyse est-elle responsable de certains accidents de la délivrance ?
Enchätonnement du placenta. — Lequeux le
signale dans un cas de grossesse angulaire.
Nous l'avons nous-même observé dans un cas (observation XX VI).
Joseph B. Delee (de Chicago) a vu quélques cas d'incarcérätion du placenta, mais il prétend qu'avec uné bonnié technique, le placénta peut être expulsé sans danger (1).
Décollement prématuré du placenta. — Nous n'avons relevé que 2 cas dans la littérature médicale :
Un cas de Voigts terminé par une rapide application de forceps ét l'éxtraction d’uh enfant vivant.
Un cas imprécis de Pouliot ?
Rétentions membraneuses. — M. L. Muller, qui n’est pas convaincu de l’action de l’hypophyse Sur l'expulsion rapide et facilé du placenta, à vu des rétentions de mémbrates plus fréquentés, causéés paï un décollement trop rapide.
Vayssières a publié un cas de placenta décourohñé.
Nous n'avons observé que des fäïts dé rétention partielle et qui n’ont jamais donné lieü à des suités fâächeuses.
Inertie du « post-partum ». — L'influence des inñjéc= tion d’hypophÿsé faites au cours du travail sur l’iner: tie utérine du post-partum a été très discutée parles accoucheurs.
L'inertie serait favorisée pat l'extrait hypophysaire pour Bagger-Jœrgensen, Hofbauer, Stern,
1. Joseph. B. Delee, in The Practical Medicine Series (Series 1925, vol. V, p. 127.) E*.
San Spaeth,Grünbaum, Jægers, qui ont constaté aussi des pertes plus considérables.
Fabre et Rhenter ont pesé le sang perdu par les 9 femmés faisant l’objet de leur travail et ent cons. taté une moyenne supérieure à là normale.
Ils durent une fois pratiquer la délivrance artificiélle pour hémorragie.
Un cas analogue a été cité par Morichau-Beauchant.
D'autres auteurs affirment au contraire que l'usage de l’extrait hypophysaire diminue lés “isques d’hémorragie de la délivrance. Parmi eux nous citérons Fries, Studeny, Oppenheimer, Vogt, Vayssières, Mile Chneerson.
M. J. Josephson déclare que la seule indication « légitime » de l’hypophyse est l’hémorragie postpartum.
Ces deux séries d’affirmations contradictoires ont été conciliées par Heilbronn et Wellmann qui montrent dans leurs travaux à ce sujet que tout dépend du moment de l'injection de l’hypophyse ;
faite précocement, au début du travail, l’hypophyse peut avoir épuisé son action lorsque lé travail à traîné en longueur et dans ces cas, l’inertie réapparaît, sans d’aflléurs être alarmante. Faite à la fin de la dilatation où péu de temps avant l'expulsion de l'enfant, l'injection d'hypophyse agit encore sur le tonus utérin, provoquant l'expulsion précoce de l’arrière-faix ét réduisant au ininimum les pértes
sanguines.
Nos conclusions sont en tous points conformes à celles de ces derniers auteurs et nous insisterons encore sur les cas où l'injection d’extrait hypophysaire est faite tout à la fin de la période d’expulsion dans les conditions que nous avons indiquées.
L'effet du médicament se poursuit toujours au delà de l’expulsion de l'enfant, au delà même de l'expulsion de l’arrière-faix, comme en témoignent la rétraction de l’utérus et ses contractions (souvent ressenties par la femme) réduisant les pertes de sang au minimum.
Certains ont publié des cas d’hémorragie tardive, en particulier Bischoff qui a observé une hémorragie abondante cinq heures après la délivrance. Nous n'avons jamais observé de pareils faits.
J1. — L'EMPLOI DE L'EXTRAIT HYPOPHYSAIRE APRÈS L'EXPULSION DU FŒTUS DANS LE BUT DE HATER LA DÉLIVRANCE
L’hypophyse a été rarement employée dans ce but d’une façon systématique. Quelques auteurs cependant y ont eu recours. Rubsamen et Vogt emploient l'hypophyse après l'accouchement dans plusieurs conditions ; soit au bout de quarante-cinq minutes dans les cas d'inertie utérine, soit immédiatement après l'expulsion de l'énfant chez les multipares sujettes à l'inertie utérine du post-partum. Ils observent des délivrances rapides sans accident. Mais ils recommandent de toucher préalablement la
2 'OCE
parturiente pour s'assurer que le col n’est pas rétracté.
Aarons, en 1910, publie 70 cas dans lesquels l'hypophyse, administrée entre l'accouchement et la délivrance, produit l'expulsion facile et rapide des annexes fœtales, tout en assurant l’hémostase utérine.
Fischer, Liepmann, Stern, Gussow, Fournier l’ont
employé accidentellement.
Harrisson à observé un cas d’incarcération pla centaire.
Mile Chneerson, dans sa thèse, cite 5 cas où l'injection d’hypophyse a été faite dans le but de hâter la délivrance. Sur ces 5 cas elle a eu : 3 échecs (délivrance artificielle les trois fois); une délivrance relativement facile ; un cas où le placenta adhère un peu partout avec une partie enchatonnée dans la corne droite ; le troisième cas où la délivrance artificielle est très pénible, l’utérus se contractant sur la main ; on détache le placenta par morceaux, trois jours après, un curettage ramène des débris placentaires.
Dans les 2 cas heureux, la délivrance naturelle se fait quinze minutes après la piqûre dans l'un ; dans l’autre le placenta est extrait après des tentatives d'expression et de traction combinées : placenta complet sauf quelques petits morceaux de caduque qui manquent.
Vignes, dans son Traité de physiologie obstétricale,
J. Bureau 5 *
à propos de l’action de l’hypophyse sur là déli= vrance, cite deux échecs :
Dans l’un, l'injection d’hypophyse avait été faite pour non-délivrance, les contractions avaient été énergiques mais sans effet : « je craignais de tomber dans un utérus contracturé ; or, l'introduction de la main fut des plus faciles; les parois de l’utérus étaient également fermes et la cavité était également calibrée, sans anneau de contracture ». Il s’agissait d’une multipare, qui, pendant l’accouchement, n'avait pas eu de signes d'hypertonie (1).
Dans l’autre observation il s’agit d’une Il-pare chez laquelle l'injection de pituitrine n'amena aucune contraction. Cette femme, à son premier accouchement, avait déjà subi une délivrance artificielle pour absence de contractions trois heures après la sortie de l'enfant. |
Notre maitre, M. le D' Schwaab, a employé trois fois l’hypophyse, à la dose de 1 centimètre cube, dans dés cas de retard de la délivrance par atonie, sans hémorragie ; les trois fois, il a dû intervenir et la délivrance artificielle fut rendue trés pénible par la rétraction très nrononcée de l'anneau de Bandl ou l'énchâtonnèment dans uné corne.
Dans le as Suivant, extrait hypophysaîre a amené
1. À propos de cette observation, J. Leprince, dans sa thèse (Paris, 1923) précisé qu'il s'agissait dans ce cas d’adhérénces vraies dans un utérus curetté deux fois antérieurement (d’après Demelin, théorie exposée dans la thèse ‘de Trousset, les adhérences vraies de placenta seraient dns à un curettage antérieur).
de des troubles de la contraction normale du muscie utérin et provoqué des contractures :
Observation LXXXII (1924-134).
Mme S..., 24 ans, I-pare.
10 h. 20. — Accouchement artificiel à terme en OIGT., pour défaut de rotation.
Extraction d’un enfant vivant de 2 kgr. 750.
11 heures. — Le cordon présentant une insertion vélamenteuse, se rompt, entraînant une partie des membranes au cours de manœuvres combinées d'expression utérine et de tractions pour décoller l’arrière-faix.
11 h. 15. — Injection de 1 cmc. 1/2 d'hypophyse.
12 h. 20, — Délivrance artificielle. On a beaucoup de difficulté, après avoir franchi l’anneau de Bandl, à décoller
le placenta incarcéré dans la corne droite.
La lecture de ces observations fait ressortir deux faits principaux : d'une part, l’action favorable de l'hypophyse sur la délivrance, de l'autre, l'échec de la médication. Les cas heureux concernent les injections faites avant l’expulsion de l’enfant. Les déboires surviennent, au contraire, dans les cas où la piqûre a été faite après l'expulsion.
Nous n’essaierons pas d'échafauder des explications physiologiques plus ou moins fantaisistes.
Nous nous bornons à constater les faits. Que l'hypophyse amène, comme certains auteurs le prétendent, une élévation du tonus, des contractions violentes etirrégulières, pouvant même, dans certains cas, provoquer un véritable état de contracture, qu'elle exagère, en résumé, la contraction tonique comme la contraction clonique, elle n’amène pas moins, lorsqu'elle est injectée à la période d’expulsion, la sortie rapide de l’enfant, suivie d’une délivrance accélérée et complète, tandis qu'injectée après l’expulsion,elle est la cause souvent de rétractions spasmodiques, la contractilité ne paraissant plus s'exercer qu’au
niveau des zones sphinctériennes d’un organe creux.