L'HYPOPHYSE DANS LES HÉMORRAGIES DE LA DÉLIVRANCE
Depuis l'introduction de l'extrait hypophysaire en obstétrique, les auteurs se sont divisés sur l’opportunité de l’hypophyse dans les hémorragies de la délivrance.
Siles uns la préconisent, soit à titre préventif, soit comme agent thérapeutique des hémorragies en cours, la majorité des auteurs, par contre, lui préfèrent ou l’adrénaline,ou l’ergot et ses succédanés.
C’est Bell, le premier, en Angleterre, qui employa l’hypophyse contre l'inertie post-partum et en préconisa l'emploi dans tout accouchement ; il y voyait un double avantage : celui d’exciter la contractilité de l'utérus inerte et celui de combattre le collapsus consécutif à l’hémorragie en élevant la pression sanguine.
Après lui, Aarons (de Londres) publia 70 observations dans lesquelles l'injection intra-musculaire d'extrait hypophysaire mit fin à l’hémorragie postpartum ou contracta un utérus en état d'inertie après la délivrance.
À Vienne, Foges et Hofstätter expérimentaient la pituitrine (en injection intra-musculaire ou intraveineuse) dans 50 cas d'inertie post-partum : « l’uté-