A) ACTION DE LA TRYPAFLAVINE
Epaulé par ce fait nouveau, riche de déductions à vérifier, Dusrix s’engage alors dans une longue suite de recherches qui l’amèneront à de nouvelles découvertes. Ici, encore, ce sont des travaux antérieurs qui le mettent sur la voie.
G. HerrwiG avait montré en 1924 que des dilutions extrêmes de trypañlavine produisaient des lésions nucléaires du spermatozoïde, qui aboutissaient à empécher sa fusion avec le noyau femelle, sans altérer sa structure en apparence et sans empêcher ses mouvements, de telle sorte qu’il ne peut jouer son rôle normal dans la fécondation et le déclenchement du rythme cinétique de l’œuf. On obtient ainsi une sorte de par-thénogénèse réelle, comme Darco a pu le montrer par la suite, et là, encore, il y a analogie entre l’effet de ce corps et celui des rayons X.
Appliquant ce toxique à la Souris et lui injectant 1 em° d’une solution de trypaflavine à 1 pour 1000. Dus- TIN observe que le cortex thymique et les centres germinatifs des organes lymphoïdes montrent les mêmes signes de choc caryoclasique qu'après injection deisérum acide. L’effet est même beaucoup plus intense que par ce dernier procédé: on voit des mitoses dégénérées en grand nombre avec pycnoses nombreuses; les mitoses de l’épithélium intestinal sont particulièrement attein-
tes et, 24 heures après l’injection, les glandes de Lieberkühn ne contiennent plus de cellules en division.
Remarquons en passant que les faits sont déjà différents; l’action se fait ici sur la mitose non pas indirectement par l’intermédiaire d’un processus de régulation organique, mais par intoxication directe de la cellule en division.