ER PORTO
(thymus, organes lymphoïdes, rate), mais dans le foie, la surrénale, les îlots de Langerhans du pancréas la phase de diminution mitotique paraît inexistante (à moins qu’elle ne passe inaperçue en raison du petit nombre de cinèses dans ces organes) et l’on voit seulement des mitoses de régénération tardive en rombre nettement plus élevé que la normale, de sorte que la trypaflavine possède cette propriété paradoxale de faire apparaître des mitoses là où il n’y en avait pas, et de les arrêter là où il y en a.
Retenons ces deux apparences opposées, dues à un même mécanisme de pharmacodynamie cellulaire, ce qui prouve, d’ores et déjà, qu’il faut dissocier dans l’action d’un toxique l’effet direct de celui-ci et l’effet indirect que produit la force de restauration, dont l’organisme est le dépositaire. Nous avons signalé en passant la similitude d’action entre la trypaflavine et les rayons X. Or, un problème exactement semblable se pose dans l’étude des radiations.
Mayer a étudié aussi le rivanol, produit voisin de la trypaflavine, dont l’action, plus faible, est cependant analogue; mais il provoque dans l’intestin grêle l’apparition de cinèses normales et aussi de cinèses atypiques très grandes, donnant parfois des noyaux monstrueux. Notons ce détail pour le moment.