‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 102 sur 196 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

fait sortir de prison, en leur accordant leur pardon , en leur donnant sa bénédiction et des secours puisés dans sa propre bourse, des hommes qui, plus tard, se trouvèrent parmi les assassins de'Rossi, et parmi ceux qui, en tuant à ses côtés son propre secrétaire, le forcèrent lui-même à fuir de la ville de Rome f . . .

Lady Georgiaiiîi rappelle ici divers actes de rigueur reprochés à l'Angleterre, qui, s'ils lui sont impulés avec raison, dit-elle, devraient lui interdire de blâmer les autres gouveraemenls ; si c'est à torl, ils déviaient lui faire penser que les actes qui la révollent chez les autres sont peutêtre dans le même cas*

Ensuite elle poursuit :

M, Scarletl (alors miniaire d'AngletÊrre à Florence) n'est pas aiiii des Aulriehiens* H est très occupé de TalTaîre de M. Mathers Uout le griet est réellement foadê S mais il dit que ce cas est une exception, que la conduite des Autrichiens, en geDeral, est aussi modérée et coucîliarjte que jjossiblf?. Au Heu de ct;la, si ou écoute le luaitrc d'itaïten qui vîerit dormor dos lecous à G,, ce sout de véri tables démons, qui pillent les cliarrettes? nlknt au marché, qui fuçtigent les paysiuis sans motif justjue dans la cour du Palais du Prince [de Lichlensteîn, qui Irailent tfiilïn Florence comme une ville prise d'assaut» Tout ceci est si manifestement fauic qu'il tkut «ibsûluaieul: mettre tous ces récits sur le compte de l'antipathie nationale et de la vivacité des imaginations italiennes- Ajoutez a cela une certaine proportion de griefs véritables k Rome comme à Naptes^ et vous comprendrez sans peine toutes

t. Un Anglais arrêté illégalement à Florence.

les exagérations qu'entendent et répètent les voyageurs anglais.

J'ai un petit mot encore à vous répondre sur un autre sujet. Vous me dites que « j'étais très récemment une vive admiratrice du coup d'État, et que maintenant je le juge aussi sévèrement » que vous.^-£h bien I non, je ne le juge pas encore aussi sévèrement que vous le dites, quoique je blâme et désapprouve vivement les décrets contre les Princes d'Orléans. Mais je ne vois pas d'ailleurs pourquoi, parce que j'aurais approuvé le frein qu'il avait mis au désordre, parce que j'aurais cru que dans l'agonie morale où se débattait la France, il avait fait utilement appel au suffrage universel pour la sauver, je. serais forcée ensuite d'approuver l'usage qu'il ferait de son pouvoir si cet usage était mauvais. S'il devient tyran ou oppresseur, ce ne serait nullement être conséquente, ce serait, au contraire, être delà dernière inconséquence, que de continuer alors à le défendre. Toutefois je le trouverais coupable encore là, non pas parce qu'il aurait exercé le pouvoir absolu qui lui a été décerné par le peuple, mais parce qu'il ne se serait pas montré digne ou capable d'user de l'immense responsabilité qu'il avait assumée

Elle continue ensuite :

Il est facile de parler de liberté, mais elle est difficile à définir. En Angleterre, indubitablement nous la possédons, et j'apprécie ce bienfait ce qu'il vaut. Mais en combien de cas, même parmi nous, n'est-ce pas seulement de nom qu'elle existe ? La tyrannie d'une majorité sur une minorité après tout n'est pas plus commode que celle d'un souverain absolu. Les cantons radicaux de Suisse ont opprimé et maltraité le parti opposé non moins cruellement que ne l'eût fait le plus dur despote, et si les paysans français ont

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