‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 112 sur 196 · La Comtesse de Bonneval parut dans le Correspondant en · texte numérisé non relu

La Comtesse de Bonneval parut dans le Correspondant en

caractère et ses manières avaient atteint leur entier développement, et sa jeunesse réalisait, et au delà, toutes les promesses de son enfance. « Sa figure était agréable, son esprit vif, sa conversation animée et amusante. Son intérêt était sur toutes choses facilement excité; il avait une ardeur et un courage qui n'étaient point en rapport avec la délicatesse de sa constitution et qui faisaient souvent illusion aux autres et à luimême ». C'est ainsi que parlait de lui un de ceux qui le connut le mieux. Ce qu'il était pour ses parents, aucune parole ne saurait le dire, mais le peu de mots qui précèdent suffisent pour faire comprendre l'étendue de la joie qui alors remplissait leurs cœurs, aussi bien que celle de la douleur qui devait si tôt les déchirer.

Les lettres suivantes furent adressées par Lady Georgiana à M. Frederick Leveson, pendant ce nouveau séjour à Rome et les mois qui le suivirent :

A M. FREDERICK LEVESON GOWBR

Rome, 10 féyrior 1853.

Nous sommes tous les trois heureux de nous retrouver ici. Tout y est aussi charmant que de coutume ! L'air aussi bienfaisant, le genre de vie aussi agréable, le charme de tout ce qu'on a sous les yeux aussi grand et aussi difiërent de tout autre !... Il me semble même que tout m'apparaît ainsi de plus en plus, et que j*en jouis plus encore que Tannée dernière!... Il y a beaucoup de monde, mais pas beaucoup d'Anglais de notre connaissance On dit que

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