GRANVILLE FULLERTON
les Sartorîs ont un salon où se réunit une société des plus agréables. Ils sont chez eux tous les dimanches et tous les mercredis soirs, on y fait d'excellente musique, nous devons y dîner dimanche prochain. M"'' Arthur de Laigle est ici, plus belle que jamais, et toujours, selon mon goût, tout à fait charmante ; M"* Kemble et M"* Norton vont arriver, nous allons donc être un petit groupe de femmes
auteurs! On me parle ici beaucoup de mon livre',
et un grand nombre de personnes me le demandent. M"^* d'Usedon, la femme du ministre de Prusse, a emporté mon dernier exemplaire. Granville est ravi de retrouver ici ses connaissances de Tannée passée... Il a été souffrant en arrivant, mais d'une façon très passagère ; il a renoncé à fumer et au lieu de cela il s'adonne à la musique, ce qui est un échange des plus avantageux.
Quelques mois plus tard, en réponse à une lettre par laquelle M. F. Leveson annonçait à sa sœur son mariage avec Lady Margaret Compton, fille du marquis de Northampton, elle lui écrit :
Rome, 14 avril 1853|
Mon bien cher Freddy, • La vue d'une lettre de vous succédant si vite à l'autre et écrite évidemment d'une main agitée m'a fait battre le cœur, et je l'ai ouverte en tremblant... mais les premiers mots m'ont rassurée et je n'ai pas besoin de vous dire avec quels sentiments je l'ai achevée!... C'est de tout mon cœur que je bénis Dieu du grand bonheur qu'il vous
accorde et que je m'en réjouis avec vous et pour vous
Cette joie est l'une des seules en ce monde qui pénétrera encore dans le cœur de ma mère, et y apportera un vrai rayon de bonheur,.... Ecrivez dès que le jour de votre