‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 116 sur 196 · MORT DE SON FILS · texte numérisé non relu

MORT DE SON FILS

souvenir d'une heure semblable, et le temps, qui adoucit toutes les douleurs, n'apporte jamais la faculté de parler de celle-ci. Les mères qui ont été frappées p^r ce^glaive ne le peuvent ; les autres ne l'osent. La femme qui n'a pas d'enfant, an pré* sence de celle qui vient de perdre le sien, ne peut que s'incliner avec respect et en silence, devant la majesté souveraine de la douleur ^ »

Ces paroles, je les ai écrites ailleurs ; mais elles expriment si fidèlement ce que j'ai à dire ici, et aussi ce que je dois taire, que je les transcris sans en chercher d'autres. Ce fut ainsi que Lady Georgiana souffrit; ce fut ainsi qu'elle se tut, et qu^elle imposa silence à ceux qui auraient voulu lui parler de sa douleur. Mais à dater de ce jour, un grand changement s'opéra en elle ; un changement d'abord à peine sensible extérieurement, qui transporta toutefois bien vite son âme à ce sommet de la vie chrétienne, où nous aurons maintenant à suivre sa marche de plus en plus courageuse et rapide.

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