‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 117 sur 196 · Mot de l'Énigme^ vol. II, p · texte numérisé non relu

Mot de l'Énigme^ vol. II, p

DoiUeur eilencieuse de Lady Greorgiana. — Transformation intérieure. — Son journal intime. — Lettre à sa nièce Suzanne Pitt. — Quatrième séjour à Rome. — Son entrée dans le Tiers Ordre de Saint- François. — Méditations et ardentes prières. — Résolutions. — Paris. — Impressions nouvelles. — Slindon. — Lettre à lady Rivers sur le mariage de sa fille. — Ordonnance régulière de sa vie nouvelle.

Le silence qui accompagna cette immense douleur ne surprendra pas ceux qui se souviennent du caractère de Georgiana, tel que j'ai cherché à le faire connaître. Le- langage qu'elle savait rendre si ardent, si expansif, si éloquent lorsqu'elle laissait un libre cours à son imagination, devenait impuissant à exprimer ses sentiments personnels dans leur intime et intense réalité. Dire qu'on éprouve ce qu'aucune parole ne peut rendre^ ce n'est parfois qu'une simple manière de parler; pour elle, c'était l'absolue vérité. Le travail intérieur de son âme avant sa conversion, celui de son intelligence avant la production de la première œuvre de son génie, n'ont laissé aucune trace dans sa correspondance ni dans le souvenir de ses conversations avec ses amis les plus intimes. Que dût-ce donc être, dans ce brisement, à nul autre semblable, qui atteignait jusqu'aux

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dernières profondeurs de son âme, et allait irrévocablement briser tous ses liens avec la terre?

Le Rév. P. Gallwey, qui fut le confesseur de Ijady Georgian;i pendant les vingt dernières années de sa vie, et qui prononça son oraison funèbre, en rappelant Tépoque de son malheur^ 8*exprime ainsi :

La blessure doiU la mort de son enfant unique Trap^^a ^ou cwur matertiel fut si |iroioiide. si aiguèi si inguérts- 6;ible, et cej^endimt si muelte, qu'on peut se demander si pendant les trente années quî lu suivîreut, un sent de ses ami» bïi plus intimes, ou de ses proches les plus chers osa jamais proiérer devant elle le nom de celui qu'elle à va il perdu ^

Elle semble ne pas avoir fait même d'exception pour relui à qui ses plus scerètes pensées étaient révélées, car il ajoute :

Ce ne fut que pendant les derniers jours de sa vie, quand la maladie dont elle devait mourii' npjwïocli;nideson tarme, que de temps en temps elle parla de celte inconsolïible et silencieuse douleur. Ce fui alors seulement qn*un jour elle dit en tournant ses regai'ds vers le voile qui eachait toujours le portrait de son fils : Je voudretk avoir le en tirage d écarter ce ndeau ei de ie regarder f L'un de ces mêmes jours ^ tut Usant tout haut ces paroles de la sa if) te Ecriture : Ils pleureront sur lui comme un père pleure sur ia mort de son fils unique^ ^ le Qot de larmes dont elle fut

1, l^e R, P, Gallwey. Orai^ûn funêbrt de Ladr Giorgiaitû Fttilrrtott^

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