‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 124 sur 196 · Les Ëyres, comtes de Newburgh · texte numérisé non relu

Les Ëyres, comtes de Newburgh

était alors à un âge si tendre que ce souvenir eût été non moins inexplicable que le fait lui-même.

Quoi qu'il en soit, Slindon, où elle passa quelques années, fut pour elle un lieu de prédilection, et le regret violent qu'elle éprouva en le quittant, fut en ce genre son dernier sacrifice. Après Tavoir accompli, elle devint tout à fait indifférente aux habitations, comme elle Tétait déjà ^ la plupart des choses estimées et recherchées par elle naguère. Elle habita ensuite sans répu« gnance et sans préférence tous les endroits différents où les circonstances la conduisirent. Ces actes d'abandon successifs servirent à affranchir son âme, et à la détacher de plus en plus complètement de la terre.

On entrevoit déjà dans les lignes suivantes, écrites peu après son arrivée à Slindon, la prévision de n'y pas demeurer très longtemps.

Slindon, 10 septembre 1857.

Augmentez ma foi ! Je me place en votre présence, 6 mon très cher Sauveur I et je vous supplie de m'inspirer de bonnes pensées et de bonnes résolutions. Ma tiédeur est excessive et la faiblesse de mon corps agit sur mon âme, je suis à vos pieds, je vous demande de me secourir !

^ Venez en aide à ma faiblesse. Faites que je devienne une pierre dans votre Église ; une pîeiTe bien petite, bien mesquine, bien cachée, mais pourtant une pierre utile quelque part. La main de mon divin Maître me déplace bien souvent. .. Il me met dans un endroit, et puis il m'en retire.

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