‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 128 sur 196 · LE?S ENFANTS PAUVRES · texte numérisé non relu

LE?S ENFANTS PAUVRES

LondreSi et ceux-ci étaient presque tous Irlandais. Taa(t que ses forces le lui permirent^ elle se cessa jamais de les visiter dans leurs réduits encombrés, et je vois encore rexpressioa particulière de joie et de paix qu'exprimait son visage au retour de ces visites ^

Mais ce qui lui donnait au retour de . ces tristes fixplonttions la joie et le délassement, c'étaient les «nfafttè, pour lesquels sa charité était un reflet de «a teiidresse maternelle. A ceux-là, elle aurait toujours voulu donner, non seulement des secours, maiB des plaisirs. Elle avait proposé aux sœurs de les mener tour à tour dans sa voiture, £aire des promenades aux environs de Londres, « afin, disait-elle^ de leur faire respirer l'air pur » ; mais les sœurs lui ayant représenté. qu'iine d'entre elles aurait dû les accompagner, que ce genre de promenade ne leur était pas permis, elle ne renonça pour eux à cette récréation qu'à condition de leur en procurer d'autres; ce dont elle ne se lassa jamais. Au milieu de ces pauvres enfants, elle était comme transformée; elle inventait des jeux ; elle organisait, les jours de fêle, des repas dont elle venait prendre sa part avec eux. Elle mettait à leur service sa belle imagination, et composait pour eux de petits drames qu'elle leur faisait ensuite jouer, parmi lesquels Tun d'eux, intitulé : Rosemaryy et un autre dont la

1. Lady Georgiana Fullerton» The Irisk monthly,. April ÏS85. '

d74 CHAPITRE XV ^ (1857-1859)

pieuse bergère Germaine Cousin était Théroïne, sont de vrais chefs-d'œuvre de simplicité et de grâce, où se reconnaît la main de l'auteur de Grantley Manor et à'Ellen Middleton. Il fallait la voir au milieu d'eux ces joùrs-Ià!... animée! rayonnante! joyeuse!... comme si la blessure de son propre cœur s'était tout à coup cicatrisée ! et comme si Dieu avait littéralement réalisé pour elle les paroles de la Sainte-Écriture, et l'eût rendue « l'heureuse mère de nombreux enfants ».

Bientôt le nombre de ses petits protégés augmentant tous les jours et beaucoup d'entre eux étant abandonnés de leurs parents, ou n'en ayant plus, un petit orphelinat fut ajouté à la crèche.

Au bout de deux ans, l'œuvre entreprise sous la responsabilité de Lady Georgiana était fondée. Le nombre des sœurs s'était accru, de nouvelles ressources s'étaient offertes, et en assuraient la durée. Lady Fitzgerald accomplit son dessein et entra au couvent, et Miss Stanley se retira aussi pour se donner sans partage à une autre œuvre fondée par elle, et que, jusqu'à la fin de sa vie, elle maintint, à elle seule, par son zèle, par sa charité, et par l'habileté pratique qui se joignait chez elle à son ardente piété.

La place des deux premières auxiliaires de Lady Georgiana fut bientôt prise par d'autres, et si nous nous arrêtions en ce moment à par-

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