‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 129 sur 196 · LES ENFANTS PAUVRES · texte numérisé non relu

LES ENFANTS PAUVRES

1er de toutes celles qui, peu à peu, vinrent se joindre à elle, nous aurions trop à dire. L'épanouissement de piété et de charité catholique, qui se produisit à cette époque en Angleterre fut trop grand pour qu'il soit possible, dans la biographie de l'une de ces femmes admirables, d'esquisser même rapidement l'image des autres. Nous dirons seulement ici, quant à Lady Georgiana elle-même^ que pendant vingt-cinq ans, elle ne cessa de coopérer activement à toutes les œuvres accomplies dans cette maison religieuse, qui devait son existence à son initiative et à laquelle elle apportait son actif concours en toute occasion. Il s'en offrit surtout une, quelques années plus lard (en 1877), lorsqu'une mortalité soudaine, survenue parmi les enfants recueillis par les sœurs, fit accuser celles-ci de négligence, et souleva contre elles dans Topinion publique un mouvement hostile. On se souvient encore de Tardente protestation de Georgiana, publiée dans le Times, qui imposa silence aux détracteurs, et disculpa si victorieusement les sœurs, que les nuages amoncelés un instant furent dissipés sans retour, et qu'elles n'en virent plus jamais de semblables reparaître à l'horizon.

Jusqu'à sa mort, poursuit celle dont nous consignons ici le vénérable témoignage, Lady Georgiana demeura pour nous toujours la même. Jamais elle ne cessa de nous apporter les ressources considérables, recueillies par elle,

pour nos œuvre» nombreuses et diverses. — Dieu, qui seul a. pu compter ses actes incessants de renoncement, de bonté et de cbarité, saura la récompenser et lui rendre au centuple le bien qu'elle a fait à cette maison, où tout ce qnî s'est accompli Ta été par son impulsion ^..

Mais cette maison de Saint-Vincent de Paul, celte œuvre qui en contient en elle-même de si nombreuses, ne fut qu'une de celles auxquelles elle coopéra. Nous nous bornerons ici, sans entrer dans de longs détails, à faire l'énumération des autres. Elle suffira pour faire juger de l'activité de ces journées, dont une exactitude rigoureuse multipliait les heures.

Elle contribua à fonder et seconda de lout son pouvoir une œuvre dite de VImmaculée Conception^ dont le but était de placer de pauvres orphelines catholiques dans de sûrsabris. Elle s'occupa avec non moins de zèle de seconder des réu« nions de mères de famille [Mother^s meetings) où les épargnes étaient apportées régulièrement, et un intérêt ajouté à la fin de chaque semaine par sa charité. Elle allait visiter ces pauvres femmes, causait patiemment avec elles, leur faisait des lectures, cherchant de toutes les manières à élever leurs sentiments, et ajouter un progrès moral au bien-être physique qu'elle leur procurait.

Nous le répétons, nous allongerions trop notre tâche si nous nous laissions aller à parler en dé-

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