COMPAGNES ET AMIES DE LADY 6E0R6IANA
tail de toutes les personnes qai, avec le temps, se groupèrent autour d'elle, et formèrent cette phalange dévouée, prête à tous les efforts, à tous les sacrifices, réunissant une piété fervente et un dévouement sans bornes à une indomptable énergie et à un zèle infatigable. Il nous faut pourtant nommer encore une fois ici la duchesse de Norfolk, de chère et sainte mémoire, et ses filles, ainsi que celle qui vient de la suivre au lieu de l'éternelle récompense, après avoir porté aussi dignement qu'elle ce nom illustre et vénéré. Il nous faut nommer dès à présent Lady Lolhian, que nous retrouverons dans tous les grands jours de foi, de zèle çt de charité; Lady Londonderry^ la duchesse de Buccleugh, Lady Newburgh, et plus tard Lady Herbert of Lea, pour ne citer que les plus connues (même en France) parmi celles que le catholicisme avait reconquises. Citons encore Miss Emily Bowles, pieusement associée & toutes les œuvres de Lady Georgiana, et les secondant par son zèle et aussi par sa plume. Mais, comme de raison, celles qui étaient nées dans le sein de l'Eglise ne se laissèrent pas vaincre dans cette noble rivalité du bien. Au nombre de celles-ci, nous nommerons Lady Denbigfa, du sang des Berkeley fidèles à leur foi, et toutes celles du vieux nom des Towneley, qui conservèrent la lampe du sanctuaire allumée dans la chapelle de leur antique manoir à travers les siècles de perse*
culions, sans jamais la laisser éteindre, et les -Clîfford, et les Stourlon, et les Langdale, et les Tichborne, et tant d'autres de familles plus ou moins illustres, mais toutes animées de ce même •esprit de force et de vie qui, dans ces jours de renaissance, se faisait sentir dans les rangs des -anciens catholiques, comme dans ceux des néophytes. Une fois ce mouvement commencé, son action devint chaque jour plus puissante et plus régulière. Lady Georgiana fut donc bien loin d'être seule; son sort, au contraire, et sa joie, furent de grouper autour d'elle ces bonnes volontés actives et vivantes. Mais ce groupement si nécessaire, personne aussi bien qu'elle n'aui:3it su l'effectuer, et, si, dans cette voie où elles marchèrent toutes ensemble, quelques-unes la rejoignirent, il nous est permis de dire qu'aucune d'elles ne la dépassa. Elles fondèrent ainsi, toutes ensemble, à Londres, l'Œuvre de la Visite des hôpitaux, et y acceptèrent chacune leur tâche; puis elles organisèrent des réunions pour la confection de vêtements à distribuer aux pauvres malades : réunions présidées par Lady Georgiana qui, malgré sa grande inhabileté pour les ouvrages à l'aiguille, .ne laissait pas que d'y travailler assidûment, et était aussi contente qu'un enfant, lorsqu'elle était parvenue à vaincre quelques-unes des difficultés de la couture ; mais le but réellement atteint par ^a présence et ses discours^ c'était la bienfaisante