A sa réception dans l'Eglise, lorsqu'il avait douze aos
Le 2 octobre, jour de sa première confession ; La Toussaint, jour de sa première communion ; Le 5 mai, jour de sa dernière communion ; Le 29 mai, jour de sa mort ; Le 2 juin, jour de son enterrement.
Sur cette même page elle avait copié le beau passage suivant du P. Faber^ sur un malheur semblable à celui qui le» avait frappés :
Depuis cette heure^là jusqu'à celle de leur mort, une douleur singulièrement profonde et immuable devint leur compagne, s'harmonisa avec tous leurs sentiments et s'adapta à toutes les circonst^mces de leur vie. Elle y répandit une ombre qui jamais ne se dissipa au point d'y laisser pénétrer une vive lumière, et jamais ne s'épaissit au point de permettre aux ténèbres de l'envahir I Sans jamais oublier le passé, ils vivaient dans le présent avec une claire vue de l'avenir. Ce qui caractérisa cette douleur, ce fut qu'elle dura autant que la vie, qu'elle fut calme et surnaturelle, et qu'elle devint une source d'amour et de paix.
Elle ajoute : O mon Dieu ! qu'il en soit ainsi pour nous ! Fiat volontas tua.
Dans le même livre, elle avait écrit la prière suivante pour le mois rfe mai :
Bienheureuse Vierge Marie, très chère et sainte Mère, acceptez mon hommage ; regardez-moi, prosternée à vos pieds ! O Mère des douleurs ! entendez les prières de mon cœur brisé ! Faites que l'enfant bien-aimé qui, pendant ce mois de mai qui vous est consacré, m'a été enlevé soudainement et soustrait aux dangers de ce monde, soit de même soustrait aux peines du purgatoire, si sa chère âme y était encore détenue, et que, par votre intercession, il soit admis
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immédiatement dans les régions de la lumière et de la paix!
Âccordez-moi ensuite, pendant ce mois, la grâce de vous aimer davantage et de mieux servir votre divin Fils !
Accordez-moi aussi une conversion au catholicisme, que je désire ardemment.
Enfin, si c'est votre volonté et si vous jugez que ce soit bon pour son âme, accordez-moi le bonheur temporel que je vous demande avec la plus vive instance, pour un de ceux que j'aime le plus tendrement...
Nous reprochera-t-on de révéler ainsi des pensées soigneusement cachées ? Nous reprocherat-on en particulier de recueillir avec un trop minutieux respect toutes celles où se retrouve Texpression de cette douleur maternelle, qui vécut dans son cœur sans changement et sans murmure, unie et confondue avec la volonté de Dieu? Mais il nous semble que la résignation n'a été une des leçons de sa vie qu'en raison même de la profondeur de cette blessure dont elle a si rarement parlé, et c'est pourquoi nous n'avons voulu omettre aucune des paroles tombées à ce sujet de sa plume ou de ses lèvres. Nous ajouterons donc encore à ce qui précède quelques lignes, touchantes en elles-mêmes, et plus touchantes encore par leurs dates, que nous trouvons inscrites sur la couverture d'un de ses livres de prières.
Les premières portent celle du mois de septembre 1846, moment où son enfant venait d'être reçu dans l'Eglise.