‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 175 sur 196 · M. GLADSTONE · texte numérisé non relu

M. GLADSTONE

point en faveur des Uniates persécutés de Russie et ne plaida pas non plus la cause des catholiques de Lithuanie et de Pologne.

Lady Georgiana en éprouva sans doute beaucoup de regret, mais elle ne lui en garda pas ran* cune pour toujours, si on en juge par une lettre adressée à son frère, après une rencontre avec M. Gladstone à Walmer Castle (en 1883), que nous citons ici en anticipant sur l'époque où cette rencontre eut lieu.

On ne lira pas sans intérêt, et peut-être sans surprise, le portrait tracé par elle, de cet homme d'État, qui sera si diflicilement et 'si diversement jugé par la postérité !

Walmer Castle, samedi.

Cher Freddy.

... M. Gladstone est parti mercredi. Il y avait bien longtemps que je n'avais joui d'un plaisir intellectuel égal à celui de sa conversation. C'est un homme tout à fait extraordinaire. En 1844 et 1845, je le rencontrais toujours avec plaisir, et j'aimais à causer avec lui ; mais après que je suis devenue catholique, il a semblé éviter de me parler, et depuis lors je n'avais presque plus eu aucune occasion de le rencontrer. A différentes reprises, j'avais été péniblement affectée par ses discours et par ses actes. Mais son land bill ^ et la patiente et courageuse persévérance au moyen de laquelle il a réussi à le faire accepter m'ont, je l'avoue, inspiré beaucoup d'admiration; et maintenant, dans cette rencontre que nous venons d'avoir ensemble, sa cordialité, le-charme de sa conversation, son équité dans la

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