‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 177 sur 196 · SOEURS DE CHARITÉ D'ORIENT 4S · texte numérisé non relu

SOEURS DE CHARITÉ D'ORIENT 4S

à écrire à tous ceux que nous connaissons dans le Parlement, à leur envoyer tous les documents que nous poui^ rons rassembler pour leur exposer clairement nos griefs. Vous pourriez, plus que nous toutes ensemble, nous aider en cela. Je vais me faire donner la liste de tous ceux qu'il serait le plus important de convaincre et d'éclairer, et je vous écrirai de nouveau. Faites-moi dire, en attendant, si nous pouvons vous compter parmi nos associées.

Une autre fois, dans ce même temps, elle écrivait à la même :

Je vous envoie une lettre que je viens de recevoir de M"** de Salvo (vous savez qu'elle est la cousine de notre archevêque). Vous y lirez avec intérêt ce qu'elle me dit des Sœurs de la Charité d'Orient... J'ai reçu cette semaine entre 13 et 14 liv. (325 ou 350 fr.) pour celles de Beyrouth, et j'espère pouvoir faire bientôt un nouvel envoi de 150 liv. (6,250 fr.). Mais quelle misère il y a, dans le monde entier, aussi bien que sous nos yeuxl... et combien il serait nécessaire que Dieu nous suscitât un nouveau saint Vincent de Paul !...

C'est à l'infini qu'il faudrait citer, pour faire comprendre tout ce que sut embrasser sa charité. J'ai cherché à en donner du moins l'idée. La vérité est, toutefois, que je ne suis moi-même frappée que de l'insuffisance de tout ce que j'ai dit I...

Au milieu de tout cela, elle trouvait le temps de lire (surtout pendant ses jours de repos à Walmer) d'autres livres encore, que ceux qui se rapportaient directement aux occupations et aux intérêts divers qui remplissaient sa vie. Un de ces livres lui fit une impression profonde.

On n'a peut-être ps a oublié une lettre de Miss Marlineau sur Ellen Middleton, écrite à l'époque de la publication de celte première œuvre de Lady Georgiana, et la satisfaction que celle-ci avait éprouvé du suffrage flatteur que lui avait accordé cette femme remarquable.

Les années écoulées, toutefois, ne les avaient rapprochées ni matériellement ni surtout moralement, ainsi que Georgiana le découvrit lorsque après la mort de Miss Martineau, on publia son autobiographie. Elle écrit à ce sujet à son frère :

Walmer Gasde.

Je lis avec le plus pénible intérêt la biographie de miss Martineau. Il est tout à fait étrange qu'avec un caractère absolument différent du sien, et ayant poursuivi et atteint dans la vie un terme absolument opposé, je trouve cependant de grandes ressemblances entre son enfance et la mienne, surtout quant aux idées religieuses et «^ la confusion qui a si longtemps régné dans mon esprit comme dans le sien. J*ai toujours pensé que si je n'étais pas devenue catholique, j'aurais été incrédule, et il me semble que si elle n'eût pas été incrédule, elle fût certainement devenue catholique... A beaucoup d'égards, ce livre m'intéresse vivement. D'une part, il me remplit de tristesse; de l'autre, il me fait ressentir la plus ardente reconnaissance de n'avoir pas eu, moi aussi, le malheur de glisser sur cette pente fatale! Mais ce qui me frappe d'un bout à l'autre en elle, c'est l'absence totale d'humilité.

Elle interrompt sa lettre et la reprend le lendemain :

Je ne puis pas poursuivre l'autobiographie de

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