Pendant mon séjour auprès d'elle, Lady Georgiana m'avait
Quel malheur que votre sœur ait à quitter Paris où elle fait tant de bien! Ce départ lui coûtera-t-il beaucoup* ?...
La victoire du général Graham est un grand soulagement. Comme nos troupes se sont bravement battues I Vous imaginez-vous le colonel Baker, le visage fracassé par une balle, continuant à donner des ordres I Mais les pauvres Arabes sont braves aussi, et combien ces récits de massacres sont horribles à lire ! Quand j'étais jeune ^et même longtemps après), la pensée de la victoire, celle des exploits et de la gloire militaires m'exaltaient I Mais je n'éprouve plus cette sensation-là depuis longtemps, et maintenant je ne puis plus penser qu'aux angoisses et aux horreurs de la guerre. Mais j'espère que, pour le moment, les dangers qui nous menaçaient en Afrique sont écartés.
Dans le cas où vous ne verriez pas la Pall Mail Gazette (qui, bien qu'odieuse, a souvent des articles intéressants) , je vous envoie une lettre du Rajah de Sarawak qui est on ne saurait dire plus intéressante. Elle m*a rendu un peu d'espoir pour Gordon et le succès de sa mission. M. Lilly m'écrit que l'éditeur de la Pall Mail prépure une série d'articles sur les œuvres accomplies en notre temps par les femmes. Il voudrait charger une catholique de parler de celles de nos religieuses, et M. Lilly voulait me proposer ce travail. Aujourd'hui je suis hors d'état d'y songer, et d'ailleurs, quoique le sujet me convint à merveille, je n'aurais pas trop su ou voulu le traiter dans un article de journal. J'ai conseillé à M. Lilly de le proposer à M"® Bishop.
souvent pressée d'écrire un livre (auquel nous avions ensemble donné ce titre) qui contiendrait les souvenirs de ma vie.
J'étais bien loin d'être décidée à lui obéir, mais bien plus loin encore de prévoir quel travail plus douloureux, et plus important m'était réservé au lieu de celui-là!.
1. Ma soeur, la vicomtesse de la Panouse, devait quitter Paris pour aller s'établir en Poitou.
Nous sommes heureux de savoir que M. Craven va mieux. Les Granvilie arrivent ici samedi.
A vous affectueusement, 6. F.
Quelques semaines plus tard, lorsque j'avais à peine retrouvé à Paris le calme apparent d'une vie toujours troublée par l'inquiétude, j'appris à la fois qu'une nouvelle crise était survenue dans l'état de Lady Georgiana, pendant laquelle les derniers sacrements de l'Église lui avaient été administrés, et qu'ensuite un mieux s'était produit qui permettait d'espérer que, pour le moment, le danger était encore une fois écarté. Qu'il fût toujours menaçant, ces crises répétées ne permettaient à personne d'en douter; à elle-même moins encore qu'à ceux qui l'entouraient de leurs soins.
Veut-on connaître l'état de son âme au début de cette lutte qui devait durer dix mois encore, entre une constitution naturellement saine et robuste et un mal impitoyable? Les mots suivants en feront juger. Elle me les écrivit au crayon :
« Dearest friend » (très chère amie), Samedi et dimanche, j'ai eu une crise, qui, quoique moins forte peut-être que la première, m*a fait comprendre que si elle se renouvelait le lendemain, je ne pourrais y survivre. Il n'en a rien été, et je commence à me remettre... C'est une chose bien étrange que de se trouver ainsi face À face avec la mort, entièrement entre les mains de Dieu... Et combien ces mains sont bonnes ! Le médecin dit que peut-être ces crises diminueront, et qu'en ce cas ma vie
pourrait se prolonger. Gomme de raison, si, au lieu de cela, elles se répétaient, elles amèmeraient nécessairement ma fin.
Je me sens très calme et pénétrée de reconnaissance, convaincue que tout est pour le mieux pour moi et pour les autres. Mon mari est si excellent ! si étonnamment soutenu par Dieu!
Le P. Gallwey est avec nous depuis près de quinze jours.
Que Dieu vous bénisse tous les deux !
A vous affectueusement.
Je n'ai éprouvé jusqu'ici aucune désolation spirituelle, mais sans doute, à chaque instant, cela peut venir.
Ce billet était écrit sur la page blanche d'une pièce de vers imprimés, émanant, je le crois, de la plume d'une jeune Irlandaise. Ils étaient intitulés : V École de la douleur* En marge, elle avait écrit ces mots : « Vous avez été plus souvent encore que moi à cette école I »
Comme cette pièce de vers est inséparable de ce billet et qu'elle ne Pavait choisi que parce qu'elle exprimait sa pensée, j'en joins ici la traduction :
L'École de la Douleur
J'étais à l'école de la douleur. Le mattre nous enseignait; mais mes yeux étaient troublés de larmes, et mon cœur lourd d'angoisse.
Au lieu de tourner mes regards vers cette face divine, je ne songeais qu'au poids de la croix, que je voyais étendue sous mes yeux, et aux nuages épais qui m'entou» raient de toutes parts et obscurcissaient pour moi la lumière du jour.
Aqssî je ne pouvais apprendre ma leçon. Je ne pouvais dire les mots : ta volonté soit faite. £t le maître ne s*approchait pas de moi, tandis que s'écoulaient les lourdes heures.
A la fin, je levai vers lui mes yeux remplis de larmes, et je vis alors qu'il me regardait avec un amour compatissant ; mais il me désignait la crcnx, et il me sembla qu'il me disait :
«c Mon enfant, soulève ton fardeau ; apprends aujourd'hui ta leçon. Je ne puis te l'expliquer maintenant, mais qu'il te suffise de savoir que je suis le maître, que c'est moi qui enseigne et que c'est moi qui te l'impose. »
Alors je me mis à genoux, et je soulevai la croix, car un seul regard levé vers cette face divine m'avait donné la force de la porter et de dire : « Ta volonté, non pas la mienne. »
C'est ainsi que j'appris ma leçon. Depuis ce jour, sa main m'a soutenue dans les années désolées de la vie, et a essuyé les larmes de mes yeux. Et j'ai vu tomher sur moi d'avance la glorieuse lumière de la patrie céleste où les tâches accomplies à l'école seront toutes achevées, et où la croix sera échangée pour la couronne ! »
J'ai souvent pensé que la poésie n'était ou ne devrait être que la forme la plus élevée de la vérité. Ne me sera-t-il pas permis d'en trouver ici une preuve en voyant sous quelle forme, en présence de la mort certaine, prochaine, apparaissait à cette âme pure et pieuse la grande vérité de la vie : la souffrance !
La douce et consolante parole qu'on a lue à la fin de son lâllet : Je n'ai éprouvé aucune
526 CHAPITRE XXI - (1884-i 885)
désolation spirituelle^ ne fut point démentie pendant la longue durée de sa dernière épreuve; et l'heure ne vînt jamais qu'elle avait prévue lorsqu'elle avait ajouté *: Mais y sans doute ^ à chaque instant cela peut venir! Dieu maintînt jusqu'au bout dans la paix son âme éprouvée et fidèle. Remarquons toutefois, pour notre instruction, qu'elle se préparait sans trouble à cette épreuve, la plus redoutable de toutes, et que, si elle avait eu à la subir, son fiât était prononcé d'avance. Elle en était arrivée à pleinement comprendre que ni les terreurs, ni les angoisses, ni la froideur, ni la tentation, ne peuvent séparer de Dieu l'àme dont la. volonté lui est unie !
La nouvelle trêve pendant laquelle elle avait écrit ce qui précède ne fut pas longue. A la fin de mars, au commencement de la semaine sainte, une crise plus violente que toutes les précédentes, la fit passer, ainsi que ceux qui l'entouraient, par les angoisses de la dernière heure. Elle en triompha cependant encore, mais elle demeura épuisée. Le faible espoir qu'on avait conservé jusqu'alors de sa guérison s'évanouit sans retour, et il ne demeura plus que celui d'une prolongation plus ou moins longue de ses souffrances et de sa vie.
Au début de cette nouvelle phase de sa maladie, et dès qu'elle eut recouvré quelques forces, elle
m'écrivit les lignes suivantes, tracées au crayon d'une écriture à peine lisible :
Vendredi saint.
Chère amie,
Mercredi, j'ai été aux portes de la mort. Les prières pour les mourants ont été dites autour de moi. Mais j'ai repris maintenant quelques forces. Je suis cependant encore excessivement faible.
Tant que cela me sera possible, j'aime à vous donner moi-même de mes nouvelles.
Faites lire ce mot, je vous en prie, à ma chère M"' de Salvo; il est pour elle comme pour vous.
A vous affectueusement.
Granville, Gass et Freddy sont tous auprès de moi.
Quelques jours plus tard, elle m'écrivait :
Ma bien chère amie,
Je sais que vous serez contente de recevoir encore quelques lignes de moi, de ce lit qui a été si près d'être mon lit de mort. Je vais en ce moment aussi bien que cela est possible après cela ; mais pendant de longs jours encore je ne pourrai quitter mon lit, même pour être transportée sur une chaise longue. Ma vie ne peut plus être que très précaire, mais il paraîtrait qu'il me reste encore beaucoup de forces. Écrivez-moi, parlez-moi de vous-même, ditesmoi quelles nouvelles vous avez d'Élisa <•
Plus tard, je vous dirai ce que j'ai éprouvé lorsque je croyais à chaque minute que j'allais mourir.
Que Dieu vous bénisse, vous et votre mari !
A vous toujours affectueusement. G. F.
1. Ma femme de chambre, alors mourantei qui ayait été trente-huit ans à mon service. Lady Georgiana ayaît pu apprécier sa piété et la rare éléyation de ses sentiments, et elle lui
P. S. — Le P. Galhvey, qui était venu, est reparti jeudi ; mais son médecin lui ordonne de se reposer, de quitter Londres et de demeurer quelque temps dans un air plus pur. En sorte qu*il reviendra ici pour un temps indéfini... Imaginez ce que cette consolation est pour moi I Je me sens accablée de reconnaissance envers Dieu pour les bienfaits innombrables et de tous genres dont je suis entourée. Certainement, personne n'en a jamais été comblée à ce point. Mon cher mari a été soutenu d'une manière extraordinaire pendant la nuit où tout semblait être fini. Dieu est si bon pour nous !
L'un de ces jours où elle se sentait mieux, elle écrivait à Miss Langdale :
Chère Fanny,
Mon état est satisfaisant, quoique je ne puisse quitter ma chambre. Je me figure que peut-être je pourrai reprendre quelques-unes des habitudes de ma vie après cette crise, mais je demeurerai toujours sujette à son retour; ou, pour mieux dire , je suis certaine qu'elle se reproduira avec plus ou moins d'intensité. Ma vie doit donc, au mieux, être tout à fait modifiée, et je ne puis plus mener que celle d'une personne complètement infirme. Mais il y a à ceci de grandes compensations, et je suis environnée de bienfaits!...
... Voilà donc notre chère Lady Henry Kerr déposée à côté de son mari et de Lady Lothian dans le caveau de Dalkeith ! . . . trois saintes dépouilles dans la même sépulture!...
Lord Henry Kerr, dont il est ici question, était le frère cadet du marquis de Lolhiaa , mari de l'amie de Lady Georgiana. Lord Henry et sa femme
nvait toujours témoigné une bonté dont elle ne se départit jamais, ménke au milieu de ses propres soufiVances»
étaient de fervents convertis. Ils avaient eu pour fille Henriette Kerr, alors religieuse au Sacré-Cœur de Roehampton, qui devait suivre de près ses parents au tombeau. Sa mort précéda celle de Lady Georgiana, et ce fut à cette occasion que celle-ci écrivit à la Supérieure du couvent de Roehampton une lettre qui préluda dignement au récit de la vie admirable d'Henriette Kerr publiée l'année suivante , et confirme le témoignage qui y est rendu à sa sainteté.
Chère révérende Mère, J'apprends seulement à l'instant que Tange de votre maison est partie pour le lieu où ses prières seront pour vous un plus puissant appui que dans ce pauvre, triste monde, où elle a tant souffert et si courageusement travaillé j'usqu^à la fin / On a craint de m'agiter, et pour cette raison on m^a caché pendant plusieurs jours l'accomplissement du malheur si longtemps redouté...
Combien de ses plus chers l'ont précédée au ciel et seront là pour y recevoir cette fleur d'une famille de saints ! cette enfant du Sacré-Cœur!...
Quant à moi, il ne m'était plus permis de jamais espérer la revoir ici-bas, et lorsqu'il en est ainsi, l'autre vie semble plus près de nous que ce lieu de pèlerinage où nous sommes encore. Mais, pauvre révérende Mère, combien je vous plains!... Mes contemporaines disparaissent toutes, les unes après les autres ; mais elle ! je ne pensais qu'à sa jeunesse, et je m'étais accoutumée au miracle de la prolongation de son existence...
Parmi les consolations dont elle remerciait Dieu si ardemment, on devine bien que celle d'être en-
tourée de tous ceux qu'elle aimait ne lui fit pas défaut. Ses frères, sa belle-sœur, leurs enfants, lui apportaient sans cesse par leur présence une joie dont la vivacité demeura pour elle la même jusqu'à sa dernière heure.
Parmi ses amis, tous ceux que des obstacles insurmontables ne retenaient pas loin d'elle vinrent aussi la voir tour à tour. Enfin ses nièces, et en particulier M"** Oldfield (qui était, on le sait, une de celles pour lesquelles son affection était la plus vive), se trouvant souvent dans le voisinage de Bournemouth, put venir lui faire de fréquentes visites.
... Non seulement, écrivait-elle plus tard, j'admirais la douce patience de ma chère tante, mais aussi la manière dont elle savait goûter les moindres jouissances qui lui restaient encore, aussi bien que sentir les preuves d'affec* tion dont elle était Tobjet. Lorsqu'on put la porter jusqu'à une place d'où de sa fenêtre elle apercevait la vue, bien que cette vue fût peu étendue, ce fut pour elle une vive joie. Je lui entendis alors dire des paroles qui me rappelaient quelques-unes de celles que j'avais le plus admirées en lisant Eugénie de Guérîn. Un jour, je trouvai son lit couvert de fleurs, parmi lesquelles elle prit une d'elles (un tiger llly) qu'elle sépara des autres et jeta loin d'elle , disant que c'était la seule fleur qu'elle n'aimait pas, parce qu'elle trouvait qu'elle avait l'air méchant. Sa tendre sympathie pour tous les membres de sa famille ne s'afiaiblit jamais. Elle s'informait de tous ceux qu'elle ne pouvait voir. Elle envoyait à chacun les plus tendres messages...
A propos de quelques mots de ce passage, il
DERNIERS iOURS 83C
faut dire ici que Lady Georgiana avait toujours regretté qu'on n'aperçût d'aucune des fenêtres d'Ayrfield cette, belle vue de la mer qui fait le charme de la plupart des habitations de Bournemoulh. II y avait une des fenêtres de la maison cependant (et celle-là était précisément celle de sa chambre) d'où, pendant toute la saison où les arbres étaient dépouillés de leurs feuilles, on pou^ vait apercevoir à l'horizon la ligne bleue de la mer. Elle jouissait de ce coup d'œil, et y attachait tou-^ jours ses yeux avec plaisir.
Ce fut aux derniers jours d'avril que, pour la première fois, on put la transférer de son lit auprès de cette fenêtre. Le feuillage n'était pas encore assez épais pour lui cacher cette vue loin* taine. Elle la regarda longtemps avec attention et avec émotion, convaincue que sa vie serait achevée avant que les feuilles qui croissaient alors fussent tombées.
Cette pensée lui inspira les vers que l'on va lire, les derniers qu'elle ait écrits.
Ils sont tracés au crayon et difficilement lisibles.
De mon lit de mort. Ayrfield, 30 ayril 1884.
Quelques jours encore, et mes yeux auront vu la mer pour la dernière Jbis. Le printemps, en déployant son feuillage, me l'aura cachée, son doux rideau vert sera tombé devant moi pour toujours. Adieu donc, ligne blepe, sur laquelle mes yeux, aujourd'hui affaiblis, se sont tant de fois attachés! C'est ainsi que la douce main de mon Dieu
Elle n'en écrivît pas davantage, et ces vers interrompus ce jour-là ne furent pas achevés plus tard. Les feuilles tombèrent encore une fois cependant avant qu'elle eûtquitté ce monde. Mais elle ne revit plus la mer, car longtemps avant la (in de l'automne elle avait atteint un degré de souffrance et de faiblesse qui ne devait plus lui permettre de quitter son lit.
Avant cette dernière phase de sa maladie, il y eut toutefois, dans son état, des périodes de repos relatif qui réveillèrent l'espérance à laquelle tant tant de cœurs avaient besoin de se rattacher. Non seulement autour d'elle , mais dans toute l'Angleterre catholique, on fit, pour sa guérison, des prières ferventes et unanimes. Elles le furent surtout dans les maisons religieuses, qui y sont si nombreuses; partout son nom était connu et vénéré, et toutes les maisons en communication avec celles-là dans le monde entier s'associèrent à leurs prières. On implora aussi celles du vénérable dom Bosco, et on verra comment il répondit à cette demande.
Lorsqu'une prière devient ainsi universelley il semble que la bénédiction de Dieu repose plus particulièrement encore que de coutume sur son issue, et, quelle qu'elle soit, on y reconnaît avec une soumission plus grande, la même bienfaisante volonté.
. . Telle fut, en tous cas, la disposition dans laquelle
Lady Georgiana s'unit à toutes les prières dont elle fut l'objet, aimant à leur attribuer un mieux sensible qui se produisit dans son état pendant le courant de l'été, et acceptant ensuite doucement et sans murmure la recrudescence de souffrances qui vint, au début de l'automne, mettre fin aux nouvelles espérances qu'elle avait plutôt acceptées que partagées.
Les lettres suivantes nous feront juger de l'état de son âme, pendant ces alternatives entre la crainte et l'espoir.
Âyrfield, 13 mai 1884.
Chère amie,
Deux mots pour vous dire que, malgré un surcroît de souffrance qui a duré quelques jours et, samedi dernier, m'a obligée à demander à mes chers Granville de remettre leur visite, le repos le plus complet m*ayant été ordonné, je vais en ce moment beaucoup mieux, et le docteur est si satisfait qu'il me fait espérer que dans quelques jours on pourra me porter sur une chaise longue dans mon petit salon. Je ne puis m'empêcher d'attribuer ce changement favorable aux prières si charitables et si nombreuses qui ont été faites pour moi pendant ce mois de bénédiction.
Le printemps est maintenant dans toute sa splendeur, et j*ai ma part de ses jouissances. Je puis voir de mon lit la fraîche verdure d'un sycomore se détachant sur le vert sombre des sapins, et hier mon mari et miss Doggett * m'ont rapporté d'une de leurs promenades une quantité d'aubépine (vos paysans ne Tappellent-ils pas le buisson blanc ? ) et de lilas blanc I . . .