‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 191 sur 196 · Amie intime et excellente de toute sa famille · texte numérisé non relu

Amie intime et excellente de toute sa famille

Je suis si heureuse que vous et votre mari vous portiez bien tous les deux et que vous puissiez jouir de cette charmante saison, plus charmante à Paris que partout! Que la vue doit être jolie de la fenêtre auprès de laquelle vous écrivez !

Je me réjouis aussi à un point extraordinaire d'apprendre que votre sceur ira définitivement s'établir dans un lieu qui pourra lui plaire, et j'espère qu'après tant d'années passées à Paris dans l'exercice de la charité la plus active, elle se reposera dans un lieu auquel elle pourra s'attacher. Avec l'amour que j'ai pour la France, et pour la province en France, il me semble que c'est là un genre de séjour qui me plairait excessivement.

Ayrfield, 13 juin 1884.

Très chère amie, Quelques mots pour vous dire que mon état continue à être passablement satisfaisant; mais je ne puis me lever, et le médecin ne sait pas trop quand il pourra me le per* mettre. Je ne suis pas pourtant en réalité très faible, mais je n'ai pu m'empêcher de sourire cependant en voyant que vous vous imaginiez que je pourrais dans quelques semaines aller à Tunbridge Wells! Chère amie, il faut vous résigner^à ce qui me semble être certain, lors même que ma vie se prolongerait, c'est à me voir tout au plus en état de quitter mon lit, et peut-être ma chambre, mais plus jcanais le lieu où je me trouve. . . Il m'a fallu quelque temps pour me résigner à ne plus jamais revoir les lieux que j'aime et les personnes dont je ne puis plus espérer la visite (comme la duchesse de Norfolk et Lady Londonderry *). La pensée de Walmer, de Holmbury, de Londres, de l'église de Farm street, tous ces regrets m'ont coûté, il y a trois semaines encore, bien des larmes. Et je ne vous

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