‹ Lady Georgiana FullertonChapitre 24 sur 196 · LETTRE AU DUC DE DEVONSHIRE · texte numérisé non relu

LETTRE AU DUC DE DEVONSHIRE

dont ceux qui la virent éclore peuvent craindre, hélas ! aujourd'hui, d'avoir assez vécu pour en apercevoir le déclin !. . •

Pour en revenir à ce qui nous occupe : parmi les officiers des <( Blues », M. FuUerton n'était ni le moins distingué ni le moins remarqué. Il était naturellement de ceux qui allaient le plus souvent à Devonshire House, où Georgiana eut de fréquentes occasions de le rencontrer. Puis, le Duc l'invita à aller le voir à Chiswick*, et, en le connaissant davantage, sa bienveillance se trans« forma en sympathie, et il se montra très promptement disposé à favoriser le penchant de sa nièce. Il est facile de comprendre que l'affection de celle-ci pour son oncle s'en accrut. Il y eut surtout un moment, pendant la durée de ces fluctuations, où tout espoir semblant évanoui, parce que c'était Lord Granville alors qui refusait son consentement, Georgiana écrivit à son oncle une lettre qui peint si bien sa simplicité et sa sincérité, ainsi que la bonté de celui-ci, que je crois devoir la citer tout entière :

Mon bien cher oncle^ Il y a longtemps que j'aurais voulu vous écrire pour vous dire, quelque incapable que je sois d'exprimer ce que j'éprouve, à quel point je suis reconnaissante de la bonté sans bornes que vous m'avez témoignée. Dans ce moment où il me faut renoncer à ce qui me semblait être le bonheur,

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