Habitation du duc de Devonshire» près de Londres
9e CHAPITRE IV — (1830-1834)
je sens plus vivement encoi^ peut-être que cette bonté a été, et est encore telle, que, jamais, jamais, le souyenir ne pourra s'en effacer ! . . .
Je ne vous dis rien de mon mécompte, quoiqu'il soit amer, ni de la difficulté que j'ai à me soumettre à la volonté de mon père, qui pourtant ne veut que mon bonheur, je le sais, et je le reconnaîtrai peut-être moi-même un jour... Je ne vous demande pas non plus, car je ne l'ose, de vous charger du moindre message de ma part pour M. Fullerton : quoique ce fût pour moi une grande consolation qu'il ne pût attribuer cette réponse défavorable à un changement dans mes dispositions à son égard ; et qu'il sût du moins que ses regrets ne sauraient surpasser les miens. • Le souvenir de son affection et celui de votre adorable bonté me rempliront toujours de la plus profonde reconnaissance, et c'est pour moi un soulagement d'avoir pu vous le dire quelque imparfaites que soient les expressions dont je me sers pour vous le témoigner.
Croyez-moi toujours, mon bien cher oncle.
Votre très affectueuse nièce, G. Lbveson Gowbr.
Comment tous les obstacles furent-ils aplanis ? Quelle influence exerça le bon duc de Devonshire sur ce résultat ? C'est ce que nous ne pouvons que conjecturer. Il nous suffît de savoir que celte épreuve se termina bientôt, et que peu après son retour à Londres la jeune héroïne de notre récit put enfin adresser à M"* Eward la lettre suivante, tout illuminée d'espérances renaissantes :
Londres, 7 mai 1833.
. . • Depuis que je suis revenue ici, je Tai revu plusieurs