NICE
venirs nous les montrent en ce moment!... Nous dirons toutefois ici à ce propos que , de tous les plaisirs mondains, le plus grand, aux yeux de Lady Georgiana, et le seul (avec celui d'entendre delà musique) auquel elle ait jamais été sensible, c'était celui du théâtre. Elle renonça jeune à ce plaisir comme à tous les autres, mais Part dramatique l'intéressa toujours ; elle le rêvait régénéré, moralisateur, servant d'interprète à des chefs-d'œuvre, cultivant l'esprit, fortifiant les caractères, et jusqu'à la fin de sa vie elle écoutait avec plaisir ceux qui lui parlaient de la réalisation de celte utopie, qu'on voudrait pouvoir ne pas appeler une chimère !
Lorsque le printemps fut assez avancé pour que la chaleur commençât à se faire sentir, Lord et Lady Granville quittèrent Nice avec leur fille et leur gendre, sans que Lady Georgiana semble avoir encore cette fois éprouvé le moindre regret en s'é- -loignant de l'Italie. Nous trouvons ici une nouvelle preuve du peu d'attrait que lui inspirait, dans sa jeunesse, celte nature méridionale qu'elle devait revoir plus tard avec des yeux si différents.
Elle écrit à sa sœur, de Nice, le 21 mars 1843 :
. . . Quand je vois par hasard de l'aubépine en fleur, cela me transporte à Rushmore*, où tout doit être déjà, ou sera bientôt si ravissant!... Les paysages italiens ne sont pas décidément ceux qui me plaisent le plus; je ne