‹ LagynosChapitre 12 sur 39 · Pline, Nat. Hist., XXXVI, 33; cf. Helbig, Führer, ibid · texte numérisé non relu

Pline, Nat. Hist., XXXVI, 33; cf. Helbig, Führer, ibid

2. Ce moule est aujourd’hui au Musée de Berlin. Cf. Zahn, Priene, p. 400.

3. Sur les vases nommés lagynoi, cf. Letronne, Observ. s. L. noms de vases, p. 49; Ussing, De nominibus vasorum, p. 36; Krause, Angeiologie, p. 236 et suiv.; Jahn, Berichte d. Sächs. Gesells. d. Wissensch., 1857, p. 203; et en dernier lieu, Saglio-Pottier, Dict. des Antiquités, s. v. Lagena (Couve). Aucun de ces savants n’a identifié avec le lagynos le type d’œnochoé dont il est ici question.

h. C£. p. 26 et suiv.

5. Athen., XI, 499 ; X, p. 433. On trouve pourtant avant cette époque, dans un vers de Stésichore, toujours cité par Athénée, l'adjectif zptkdyuvos. Le mot A&yuvoc n’est donc pas d'invention récente; mais avant le 1ve siècle l'emploi en était fort rare, et il désignait, semble-t-il, plutôt une mesure de capacité

qu'une forme usuelle de récipient. Aux textes rassemblés par Athénée il faut ajouter les suivants: Anthol. Pal., V. 134,1; VI, 248, 13 IX, 229, 33; 246,71;

on le voit, ce sont surtout les auteurs de la comédie moyenne qui ont parlé du lagynos. Ce vase était alors l’accessoire indispensable de ces banquets nocturnes ou champêtres, de ces pique-niques par cotisations, auxquels font souvent allusion les comiques et les auteurs d’épigrammes!. De Ià le nom de Zagynion donné, selon Athénée, à un célèbre parasite ?.

Le mot Atyvyos, qui est tantôt masculin, tantôt féminin, paraît formé d’un radical x: et du suffixe rare vs qu’on retrouve dans x{ivyss. Les linguistes, qui se sont peu souciés de savoir quelle forme spéciale de vase il désignait, l'ont rattaché à la même racine que Aäywv, creux, cavité, récipient$, M. Perdrizet me fait observer que cette étymologie n’est pas la seule possible, ni même la plus vraisemblable. Si, comme on va le voir, les vases ainsi nommés sont toujours des cruches à col étroit et long, le mot peut être rapproché de xxyxp65, qui signifie parfois grêle, élancé. En parlant de colonnes, dont les fûts ont été malencontreusement ravalés et rendus trop minces pour leur hauteur, Plutarque écrit qu'elles paraissent diérevor «at hxyaooii. Du sens de lâche, non tendu, non rempli, le terme Àxyxpss avait passé à celui de mince, effilé. C’est dans cette acception qu’on l’emploie en parlant d’un chemin, du cou d’un animal. L’étroitesse du col, Luc, Lexiph., p.13; Poll., X, 92; Plut., Moral., p. 822, E.; Suid- et Etym. Magn., s. v.; dans les papyri, trois exemples cités par V. Herwerden, Lex. gr. supplet., p. 486 et append., p. 130 (Wilcken, Griech. Ostrak., 1, p. 766, n°* 4x et 150; Grenfell-Hunt, Fayäm Towns, p. 104, 1, 3; Aegyptische Urkunden aus d. Kgl. Musen zu Berlin: gr. Urkunden, 972, 7).

1. Cf. Legrand, Daos, p. 240, et le mot (cité par ce savant) du poète Antiphane au roi Alexandre, à propos de ses propres œuvres: «O roi, pour se plaire à Ces choses il faut avoir souvent pris part à des banquets par écot, et s'être battu plus d’une fois au sujet d’une courtisane.» Cf. aussi les épigrammes de l’Anthologie Palatine dont il sera parlé plus loin.

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