‹ LagynosChapitre 16 sur 39 · Plut., Moral., p. 822, E · texte numérisé non relu

Plut., Moral., p. 822, E

3. Le mot ciurhavoc, dont tous les exemples se trouvent dans l’Anthologie, désigne toujours la personne ou la chose qui suit les comastes, ou qui assiste à leur danse errante (Anth. Pal., V, 191, 2, Kôpoy oüurhavoy dpyévrov (il est

question de la lune); 165, 2, Kouwv oûumhave, mérvx NUE; 248, 8, Xdyuvoy… apyainy cÜûurkavoy).

mentsur l’une de nos œnochoés :. M. Zahn, qui l’a publiée, restitue avec raison, d’après la pièce de l’Anthologie siurhaves [héyuves]. Le nom habituel du vase n’est guère moins clairement indiqué par cette inscription que si l’on eût gravé à sa place le mot Xgyuves lui-même.

Ce qui distingue le lagynos des autres poteries en usage dans les symposia, c’est que chaque convive apporte et emporte le sien avec soi. Il semble remplacer à l’époque alexandrine l’œnochoé, appelée ycis, dont se servaient les comastes athéniens au banquet sacré des Anthestéries et sur laquelle, au retour, ils posaient leur couronne de feuillage?. Ptolémée Philopator, dévot de Dionysos, avait institué dans Alexandrie une fête copiée sur les Choes d'Athènes et qu'on appelait Lagynophories. Un festin populaire y était donné où chacun apportait son lagynos.

Le culte dionysiaque, si répandu à l’époque hellénistique, devait comporter dans plus d’une ville des cérémonies du même genre. Avec leur anse robuste, leur panse bien fermée et leur ornementation bachique, nos vases étaient bien faits pour succéder dans ces occasions au yc5ç attique. On imagine aisément le cortège sacré des comastes portant, ornées de feuillages, ces cruches aux vives couleurs. La guirlande de lierre, qu'on voit si souvent peinte au méplat de l'épaule, imite sans doute la couronne vivante dont le vase était paré dans les jours de fêtes. C’est un procédé habituel à l’art alexandrin que de représenter, en trompe-l’œil, à leur place et dans leurs dimensions vraies, des ornements rapportés tels que des feuillages naturels et des guirlandes de fleurs (cf. p. 119 et suiv.).

M. Zahn, en publiant les lagynoi trouvés à Priène, allait

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