Gerhard, Auserl. Vasenb., 49; Nilsson, ibid
2. Cf. aussi les récits et les monuments figurés relatifs à des victoires navales de Dionysos sur les Indiens ou les pirates. Philostr., I, 19; Luc., Dial. mar., 8, p. 306, et le 39€ livre de Nonnos.
SN
4. Cf. Pottier-Saglio, Dict. d. Antiquités, s. v. Laterna, fig. 4340; cf. ibid., fig. 4337, lanterne du même type trouvée à Pompéi. L
à sa place. Après le symposion on aura besoin d'elle pour guider dans les rues le comos titubant et pour accompagner chez eux les convives. Nous la trouvons représentée, cette lanterne des comastes, dans une série de monuments dont M. Déchelette a expliqué le sens et qui font allusion comme les peintures de nos vases aux banquets nocturnes'. Ce sont des statuettes ou des reliefs céramiques, figurant un tout jeune esclave, en faction devant la porte de la maison où son maître a passé la nuit. Le groom est venu là, muni d’un fanal, qu'il a posé à ses pieds. Tantôt il le tient entre ses jambes, pour se chauffer à sa chaleur, comme à celle d’un brasero. Tantôt il s’est endormi près de lui. Parfois, il l’élève du bras gauche pour éclairer la porte qui s'ouvre. L’esclave à la lanterne, qui se morfond dans la rue et grelotte en attendant la fin de la fête nocturne, est un de ces petits sujets de genre où se complaît le goût alexandrin. Le type en fut créé par les sculpteurs ou les coroplathes à la même époque où les banquets de jeunes gens fournissaient leur thème favori aux auteurs de comédies et d’épigrammes.
Les longues guirlandes, les tiges de feuillage, disposées en couronne sur l'épaule de nos vases, admettent plusieurs variétés. Le modèle le plus commun est celui de la tige de lierre, festonnante, à feuilles alternées, motif très ancien et toujours très stylisé?.
La guirlande de myrte, d'olivier ou de laurier3, avec
1. Rev. Arch., 1902, t. I, p. 392 et suiv.; Bull. de la Soc. des Antiquaires, 1906, p. 308. Le plus ancien de ces monuments est un petit bronze d’Herculanum (Lindenschmit, Altertüm., IV, pl. 64, fig. 8). Les autres sont des œuvre de l’art céramique gallo-romain.
3. 11 n’est guère possible, à cause du style rapide des peintures, de préciser la nature de ces feuilles longues et pointues. Etant donné le caractère symbolique et aphrodisien du myrte, on songerait de préférence à cette sorte de feuillage. Le laurier et l’olivier sembleraient moins à leur place dans une décoration d’un caractère dionysiaque.
tige rectiligne et feuilles accouplées, n’est pas parmi les thèmes les plus séduisants. Beaucoup plus gracieuse et vivante est la branche d’olivier aux bouquets de feuilles épanouies !, ou la guirlande tressée, relevée çà et là par des lemnisques?.
Sur plusieurs des fragments trouvés à Pergameë, la décoration florale s’écarte des thèmes habituels. Elle dessine de légers rameaux à feuilles droites, épineuses, un peu comparables à des pousses de pins, et chargés de fruits semblables à des glands de chêne. Ailleurs, c’est un bouquet de feuilles allongées, d’où s'échappe une sorte de tige pointillée en forme de rinceau#. Ailleurs, enfin, comme aussi sur un lagynos de Délos, il semble qu'on ait voulu figurer une plante à plusieurs tiges s’élevant du sol en gerbe.
Dans cet inventaire des motifs ornementaux familiers à nos peintres, on en a déjà reconnu plusieurs qui ne leur appartiennent point en propre. Les vases à décor blanc sur fond noir, qui sont contemporains des nôtres et apparaissent dans les mêmes fouilles, puisent maintes fois au même répertoire. Les couronnes, les guirlandes à festons, les dauphins, les feuillages stylisés sont des sujets communs aux deux séries5. Il faut noter que dans la seconde ils sont presque toujours associés à des motifs linéaires et géométriques, dont nos lagynoi n'offrent que de très rares exemples.
Les mêmes ornements se répètent sur les hydries funéraires d'Hadra sans couverte, mais distribués d’une autre manière et dans des compositions d’un caractère