Th. Reinach, Sarcoph. de Sidon, pl. XXV, 3; XL
3. Gerhard, Antike Bildwerke, 1, X; Arneth, Monum. d. antik. Cab. Wien, p. 41, pl. XIII.
G. LEROUX. Li" 8
cette époque est à coup sûr la guirlande. M. Breccia dans un article récent parlait de la guirlandomanie alexandrineï'. A vrai dire, cette mode ornementale n'a rien de spécialement égyptien. Elle a régné dans toutes les provinces du monde grec. Sous ses divers aspects, festonnante ou rigide, relevée par des lemnisques ou posée sur des bucrânes, la guirlande apparaît au front des édifices comme sur l’objet le plus menu. Au dire de Pline, l'invention du motif et celle de l’objet lui-même remonteraient à l’époque de Pausias. En fait, le style de la guirlande n’a sa vogue et sa diffusion qu’à partir du iu° siècle. Le plus ancien monument qui en porte la marque est un autel peint de Plolémée 112. Mais bien vite la guirlande à festons devient, pour toutes les industries d'art, un motif passe-partout. Nous la trouvons sur nos lagynoi, comme sur maints vases à reliefs et sur les poteries du style de Gnathia. On sait aussi l’accueil que lui feront les décorateurs romajns et le parti qu'ils en sauront tirer, sans la traiter d'ailleurs d’une manière identique.
Nous verrons plus loin, en parlant de l’illusionnisme, les raisons qui suggérèrent l’idée de cet ornement et qui lui valurent sa persistante faveur.