AVIS AU LECTEUR
Les symposies échappées au naufrage du temps forment, sous le titre de Nuits corinthiennes ou Soirées de Laïs, un joli volume, qu'on peut considérer comme le complément indispensable de celui-ci. Ces symposies sont une peinture fidèle des mœurs galantes, épicuriennes et philosophiques de l'antiquité. Dans aucun ouvrage on ne rencontre, réunis en un si petit volume, un aussi grand choix de tableaux, de scènes variées, de piquantes anecdotes, de narrations et descriptions poétiques, etc., etc. Nous ne craignons pas d'avancer que cette seconde partie offre encore plus d'intérêt que la première. Les gens du monde y puiseront une foule de connaissances historiques dont ils étaient privés avant cette lecture. Les femmes y a;.prcndront que leur empire est plus solidement établi par les grâces et les charmes de l'esprit, que par la beauté muette.
Les dix symposies dont se composent les Nuits corinthiennes sont placées dans l'ordre suivant :
1° Les Hétèues ou femmes lettrées et libres de 1 ancienne Grèce; — les Courtisanes ou filles d'amour. — Leurs mœurs, leurs occupations, les détails de leur toilette et
leurs amours. — Moyens cosmétiques employés pour rehausser leur beauté. — Leur esprit cultivé, leurs bons mots ; leurs ruses pour s'attirer des adorateurs, etc. , etc. , etc.
— Noiici: historique sur les Hétères les plus célèbres et dont les noms ont passé à la postérité; — leurs alliances avec des princes et des rois; — grands hommes à qui elles ont donné le jour; enfin une foule de détails qu'on ne trouve nnlle part.
2° Alcibiade. — Son esprit précoce, son caractère inconstant; — le nombre de ses amours et de ses victimes; — sa prodigalité, sa grandeur d'âme; — sa carrière politique, etc.; — sa fortune et ses revers. — Timandra, sa maîtresse; bel exemple de son attachement.
3° AniSTirPE. — Ses mœurs élégantes; — sa libéralité ;
— ses aventures plaisantes avec le tyran Denis ; — son système philosophique; — ses piquantes réparties, etc., etc.
4" DiAGORAS DE Mèlos. — Sa haine contre les prêtres; SCS pamphlets contrôles dieux olympiens. — Accusé d'impiété et d'avoir divulgué les mystères, il est condamné à mort ; — sa faite; — le tribunal des Héliastes met sa tête à prix; — sa retraite dans une caverne du montOssa, etc., etc.
b° Description exacte des Mystères d'Eleusis, par Diagoras; — l'immense attirail déployé et les jongleries des prêtres pour frapper l'imagination des adeptes ; — représentations du Tartare et des Champs-Elysées; — les épreuves; en quoi elles consistaient, etc., etc. — enfin, le mot de l'énigme.
Ç)'^ DioGÈNE LE CYNIQUE. — Biographie complète et des plus amusantes de cet original; — ses mœurs libres ; — son esprit d'à-propos, ses mordantes répartijs, etc., etc.
7° Pl.vton, — Ses conceptions sublime^; — ses erreurs;
— ses chutes triviales; — ses discussions avec Aristippe et 'Oiogène ; - - ses amours avec la vieille Archéanasse, etc.
8" Le Festin de Dianias, riche banquier d'Albènes. — Ce morcoau, qui na d'analogue dans aucune histoire grecque, donne une idée précise de la prodigalité des riches de cette époque. — L'immense variété et la rareté des mets et leur étrange préparation ; les vins, les parfums, les fleurs , les couronnes, la foule des esclaves, des musiciennes, danseuses, histrions, etc., les joyeux propos des convives, tout cela est rapporté avec une remarquable exactitude. La catastrophe qui termine le festin est des plus dramatiques. Ce morceau est unique dans son genre et mérite lecture.
9° IISTOIRE DE LA MuSIQUE CHEZ LES GrECS. — ScS puis-
sants effets sur l'organisation humaine. Musiciens poëtos les plus célèbres. — Système musical. — Des modes et du rhythme, etc., etc. — Divers genres de musique. — Hymnes, odes, chansons, etc.
10° Les Danses grecques. — Leur nombre prodigieux; -— adaptées à toutes les circonstances de la vie. ■ — Cu' rieuse aventure d'Hippoclide,