CHEVALIER
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Brucella Melitensis dans le lait de 2 de ces animaux.
SCHROEDER et COTTON, en 1910, signalèrent que le lait de vache atteinte d'avortement épizootique etait susceptible de renfermer le microbe pendant un iaps de temps souvent considérable, jusqu’à 7 ans.
On pensa rapidement que le lait de tels animaux, consommé à l'était cru, pouvait être nuisible pour l’homme. Cependant cette notion nouvelle fut sérieusement critiquée; c’est ainsi qu’en 1916 CooriDpG ne remarqua aucun symptôme de fièvre ondulante chez 7 sujets ayant absorbé pendant huit semaines du lait de vaches atteintes d’avortement. C’est également l'opinion de ZANZUCCHI qui fit des constatations analogues en Italie.
Il semblait donc, pour de nombreux auteurs, qu'on pouvait ingérer du lait infecté par le bacille de Bang sans inconvénient. Mais les travaux de Miss Evans ayant montré l’analogie de ce microbe avec le Micrococcus Melitensis, il fut rapidement démontré un peu partout que le bacille Abortus était pathogène pour l’espèce humaine et par conséquent l’ingestion de lait de vache atteinte d'avortement épizootique pouvait transmettre la fièvre ondulante à l’horime.
En 1923, aux Etats-Unis, KEEFER en observe un cas chez un jeune sujet de 19 ans. Il pratique une hémoculture qui révèle le Brucella Abortus Bovis. Le malade avait consommé du lait cru et des fromages de vache. De nombreuses observations sont également signalées dans plusieurs pays. En Italie: Ficaï et ALESSANDRI rapportent une vingtaine de cas de fièvre
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ondulante chez des paysans qui avaient bu du lait ou donné leurs soins aux vaches atteintes d’avortement épizootique.
En 1927, KRISTENSEN signale qu’au Danemark la Brucellose est due à Brucella Abortus Bovis et attribue l'infection au lait.
FARBAR et MATHEUS rapportent qu’en 1929 « 35 étudiants et une lingère d’un collège de Richmond furent atteints de fièvre ondulante, tous consommaient le lait et la crème d’un troupeau de 33 vaches. Chez 7 des vaches le sang possédait un taux élevé d’agglutination vis-à-vis de Brucella Abortus Bovis dont la présence fut établie trois fois dans le lait. Il n'existait dans cette ferme ni chèvres, ni moutons et il ne se produisit plus de cas à partir du moment où l’on ne consomma le lait qu'après cuisson » (LEDOUX et BAUFLE).
En Suède, en Norvège, en Allemagne de nombreux cas sont rapportés, la plupart dus à la consommation du lait de vache.
En France déjà, en 1912, MM. WEIL et MÉNARD avaient relaté une observation de fièvre ondulante dans l’Eure, il s'agissait d’un maçon qui consommait lait et fromage de vache.
M. MaGaLLow, en 1930, en publie 9 cas, qu’il attribue à une contamination d’origine bovine par le lait, le fumier, etc...
MM. Lepoux et BAUFLE en rapportent 16 observations en Franche-Comté durant les années 1929-1930;
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dans 3 cas l’ingestion de lait de vache serait la seule source d'infection.
Actuellement les cas de fièvre ondulante humaine, incontestablement liés à la consommationt de lait cru de vaches atteintes par le Bacille Abortus Bovis, se sont multipliés, ne permettant plus de douter du rôle du lait comme agent de transmission de la Brucellose d’origine bovine. Cependant une remarque s’imposait dans les pays comme la Suède, la Norvège, le Danemark où les cas de fièvre ondulante sont si nombreux, la Melitococcie d’origine caprine et ovine est inconnue. En France, au contraire, où l’on trouve à la fois caprins, ovins et bovins, il était logique de se demander si les vaches ne pouvaient pas être infectées également par le Brucella Melitensis au contact des moutons ou des chèvres contaminés par ce microbe.
C’est ce que confirma le Centre de Recherches de Montpellier où l’on isola ce bacille du lait de vaches atteintes : « le danger ainsi créé est d’autant plus grave que la vache élimine ce germe dans son lait d'une façon continue, prolongée, peut-être définitive, comme l'ont constaté TAYLOR, VipaAL et Roman. On conçoit que l’envahissement progressif des étables par le Brucella Melitensis constitue une éventualité alarmante pour l'avenir, car le Melitensis, toujours virulent, ne rate que rarement son homme, si l’on peut s'exprimer ainsi, contrairement à l’Abortus si souvent inerte |! » (LISBONNE.)
Cette notion capitale au point de vue épidémiolo-
gique n’a fait que se confirmer depuis. Au Congrès d'Hygiène Méditerranéenne, en 1932, MM. LisBONNE et VipaL signalent que sur 20 cas français de fièvre ondulante d’origine bovine étudiés bactériologiquement, 14 étaient dus à Brucella Melitensis et 6 seulement à Brucella Abortus. Plus récemment, MM. TayLor, LISBONNE et ViDpaL rapportent que sur « 143 souches isolées, 135 furent identifiées comme Brucella Melitensis, et 8, soit 5:6 % comme Brucella Abortus Bovis ». Ainsi, pour ces auteurs, 95 % des cas observés relèvent de Brucella Melitensis.
Enfin, tout dernièrement, M. LEpoux, dans une communication à l’Académie de Médecine, attira l'attention sur les progrès faits par cette infection, notamment en Franche-Comté, justifiant ainsi les Prévisions de M. LiSBONNE.
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