‹ Lait et Fièvre OndulanteChapitre 9 sur 19 · EG TT · texte numérisé non relu

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Le problème de la transmission paraissait désormais résolu, il suffisait de s'abstenir de consommer à l’état frais le lait de chèvre ou de brebis ou leurs dérivés. Mais bientôt de nouveaux travaux allaient compliquer singulièrement ces importantes données.

En 1918, Miss Evans, aux Etats-Unis étudiant la flore microbienne du lait de vache constate l’analogie entre le microbe découvert par BANG en 1896, agent de l'avortement épizootique des bovidés etle Micrococcus Melitensis. Elle établit que le microbe de BanG et le Melitensis sont en réalité deux bacilles voisins que MEYER et SHaw, en 1920, proposent de grouper sous le nom de Brucella :

Brucella Melitensis, ancien Micrococcus Melitensis,

Brucella Abortus Bovis, ancien Bacille de Bang, et Brucella Suis. isolé par TRAUM, en 1914, des fœtus de truies avortées. Ce bacille fréquent en Amérique se rencontre très rarement en France.

Cependant, jusqu'alors, seul Brucella Melitensis était considéré comme pathogène pour l’homme, étant donné l’obsence de fièvre ondulante dans les pays où le cheptel bovin est si gravement atteint par la maladie de Bang. Mais les recherches entreprises au Danemark, en Suède, aux Etats-Unis, à la suite de la découverte de Miss Evans, démontrent d’une part, l’existence dans ces régions de cas humains de brucellose dus au bacille abortus, établissant ainsi sa virulence pour l’espèce humaine: d'autre part que le lait était le principal mode de contamination.

Bientôt ces travaux sont confirmés en France par

les observations de MM. MaGALLoN, LEpoux et BAUFLE, PARISOT et Levy, Vipar, LisBONNE, DuBois, pour ne citer que les plus marquants. Une nouvelle étape était franchie dans l’étiologie de la fièvre ondulante, désormais il fallait adjoindre le lait de vache au nombre des vecteurs pouvant transmettre les brucella à l’homme.

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