‹ L’Algidité traumatique: Son rôle dans la pathogénie du chocChapitre 10 sur 24 · NERVEUX SUPÉRIEURS · texte numérisé non relu

NERVEUX SUPÉRIEURS

L'algidilé psychique. — A l'état normal, l'activité des centres nerveux de la vie organique est sous le contrôle des centres nerveux supérieurs ou psychiques. Ainsi l’activilé réflexe bulbomédullaire est très augmentée chez la grenouille: après destruction du cerveau, le rythme respiratoire de Cheyne Stockes, se déclanche lorsque la régulation nerveuse des centres supérieurs fait défaut par insuffisanse cérébrale (Pachon). C'est une loi de physiologie générale.

Il est probable que le centre vagotonique bulbaire est actionné normalement par le cerveau, et que les excitations posilives ou négalives qu'il reçoit de cet organe, peuvent, à l'état pathologique, avoir une intensité exagérée et créer l’artériospasme. Chez les idiots, on a signalé de la microsphygmie par vaso-constriction (Guy Laroche) qui paraît en rapport, semble-t-il, avec l’'hyperlonie du sympathique. Cet arlériospasme, assez léger, ne serait-il pas dû, en particulier, à l’automatisme des centres vasomoteurs dégagé de l’inhibition normale d’origine centrale, c’est-à-dire du frein supérieur ?

La réalilé de l’algidité psychique émotionnelle est évidente. A la suite d'une mauvaise nouvelle, d’une peur, d’une vision horrifique, l'individu pâlit, son front se recouvre de sueurs froides, il a la sensation de froid, il tremble, il présente, en un mot, tous les signes de l’état algide; dans certains cas, l'individu vomit ou est pris de syncope, l’état algide est plus où moins apparent, suivant le centre bulffaire le plus

DO es

‘excitable, la nature de l’excitant et aussi la manière de réagir de l'individu.

L’algidité douloureuse est elle aussi très fréquente.

Au temps où l'anesthésie n’élail pas utilisée dans les opérations, beaucoup d’opérés mouraient du choc opératoire, vraisemblablement d'algidité traumalique avec ou sans syncope secondaire au cours de l'algidité.

Les malades qui souffrent beaucoup (coliques hépatiques, néphrétiques), et dont la souffrance se produit brusquement présentent souvent l’état algide. Le facies est pâle, les yeux cernés, les traits tirés (facies douloureux), les membres sont

relroidis.

L'horripilalion, des tremblements, parfois même des convulsions se manifestent. — Manifestations de l'excitation

généralisée du grand sympathique au sujet desquelles nous reviendrons.

L'algidité antieuse est un autre type d’algidité qui pour avoir des manifestalions moins bruvantes est cependant bien caractérisée.

Mosso dit à ce sujel : « Quand nous sommes menacés d’un péril, quand nous ressentons une frayeur, une émotion et que l'organisme doit rassembler ses forces, une contraction des vaisseaux sanguins se produit automatiquement et cette contraction rend plus actif le mouvement du sang vers les centres nerveux. — .… C'est parce que les vaisseaux se contractent à la surface du corps que nous devenons pâles à la suile d'une vive émotion. J'ai mesuré exactement quelle quantité de sang fuit des mains et des pieds pendant la plus légère émotion el combien de secondes s’écoulent entre le moment où se produit l'émotion et celui où se produit la pàleur.….

« Une personne me racontait que dans un accès de peur elle avail vu se dégager de son doigt une bague qu'auparavant elle n'aurait pu cnlever sans un grand effort... Le proverbe mans froides, cœur chaud es l'expression populaire de ce fait que es mains se refroidissent réellement quand, par l'effet d’une

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