‹ L’Algidité traumatique: Son rôle dans la pathogénie du chocChapitre 14 sur 24 · MAD · texte numérisé non relu

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Charrié avait déjà constaté que dans les gros fracas des membres, le transport à longue distance a une action très fâcheuse sur l’état du blessé. La guerre n’a fait que conficmer son opinion. Les blessés moyens après un pénible voyage en auto, arrivent avec une forte hypertension (H. Delaunay).

Il semble en effet que bien souvent le choc n’est que la conséquence de ces mauvaises conditions de transports. On a signalé qu'après un accident de chemin de fer, la plupart des blessés traités sur place, en état de choc après l'accident, avaient pu être opérés plus tard dans de bonnes conditions, alors que des blessés moins atteints, jugés transportables, étaient morts sans avoir pu être opérés, lorsqu'ils étaient arrivés à destination.

L'immobilisation immédiate, le repos, le traitement de l'état algide postraumalique paraissent des indications essentielles, et d'ailleurs, au cours de la guerre, sous l’impulsion de Picqué entre autres, des postes chirurgicaux avancés ont été créés. Il ne faut pas en définitive entretenir l’état algide par un transport inconsidéré si l'on veut éviter le collapsus algide.

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