‹ L’Algidité traumatique: Son rôle dans la pathogénie du chocChapitre 17 sur 24 · LAS · texte numérisé non relu

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Quelle que soit la théorie pathogénique du choc, il n'est pas douteux que les deux conditions oplima pour éviter le choc, chez les grands traumatisés, sont d'une part des soins précoces, el d'autre part l'immobilisalion. Ces conditions

pendant la guerre n'ont pu être qu'en partie réalisées, mais

en temps de paix les mêmes difficultés n'existent pas.

‘Pourquoi ne pas créer dans les villes d’un peu d'impor- {ance un service automobile chirurgical d'urgence, toujours prêt à fonctionner, se rendant au lieu de l'accident. Ainsi éviterait-on, en partie tout au moins, lors d'accidents graves de chemins de fer, les nombreux décès, qui surviennent les jours qui suivent. Bien qu'actuellement aucune observation clinique précise de collapsus algide puisse être imvoquée, ce mécanisme parail très probable, et il est en tout cas particulièrement, indiqué d'agir comme s'il existait, étant donnée la fréquence de l’algidité traumatique.

Ilen’est peut-être du collapsus algide traumatique comme du collapsus algide palustre, avec cette différence cependant que le premier est reflexe et le deuxième central. Le plus souvent l’algidité palustre ne présente aucune gravité, elle ne dure pas, elle est bientôt suivie de la réaction vasodilatatrice, de l'accès fébrile (chaleur, sueurs), mais il existe des accès pernicieux algides, qui souvent conduisent à la mort. Dans ce cas la réaction ne se fait pas. Le malade tranquille, en pleine connaissance, éprouve une faiblesse et une lassilude extrême. Les extrémités sont froides, couvertes de sueurs visqueuses, la peau et les muqueuses sont cyanosées. La température centrale s'abaisse peu à peu pour tomber parfois jusqu'à 30. Le pouls est petit, filiforme, imperceplible et la mort survient dans le collapsus algide. — Or, l'accès pernicieux s'observe surtout chez les sujets soumis au Surmenage, aux privalions, à l'alcoolisme, c'està-dire aux mêmes causes qui favorisent le choc.

On peut admettre d'autre part que, chez les sujets inloxiqués (abus de la viande, du vin, surmenage, fatigue muscu laire) ou les insuffisants cardiaques (hypertendus de Mn,

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