INTRODUCTION
L'état de choc chez les blessés a été si fréquent au cours de la guerre; que l’étude de cette question s'est imposée à l'esprit des chirurgiens et des biologistes.
Des comités composés de physiologisles, de médecins, de chirurgiens, ont été chargés en Amérique et en Angleterre, d'étudier le choc expérimentalement et cliniquement.
En France, quoiqu'il n’en ait pas été ainsi, des travaux intéressants ont élé faits. Ils ont permis de reconnaître que sous la dénomination d'état de choc, on désignait un état fort complexe, une sorte de carrefour pathologique, où débouchaient de très nombreuses voies. On réservait, en effet, la dénomination de « choqué » à tout blessé arrivant en mauvais état à l’'ambulance ou au poste de secours ; à tout blessé dont le facies était pâle, les extrémités froides, les traits trés, le facies anxieux, la respiration accélérée, le pouls petit, blessé presque toujours conscient.
Mais avant même que des éludes approfondies de cet état aient été entreprises, les cliniciens s'étaient bien aperçu que les origines en étaient variées; le même traitement (réchauffement, huile camphrée, morphine, sérum physiologique, boissons chaudes) appliqué tout d’abord indifféremment à ces choqués, donnait des résultats fort dissemblables ; certains blessés se ranimaient fort rapidement, leur pouls reprenait de la force et de l’amplitude, leur facies se colorait, le tension artérielle augmentait ainsi que l'indice oscillo métrique, si bien que l'opération apparaissait possible et, rapidement faite, donnait de.bons résultats.
Mais souvent il n’en était pas ainsi, l'état ne s'amélio-
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