‹ LamarckChapitre 3 sur 16 · LES CLASSES DOIVENT FORMER UNE SÉRIE DANS LA DISTRIRUTION DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

LES CLASSES DOIVENT FORMER UNE SÉRIE DANS LA DISTRIRUTION DES ANIMAUX

Comme l’homme est condamné à épuiser toutes les erreurs possibles avant de reconnaître une vérité lorsqu’il examine les faits qui s’y rapportent, on a nié que les productions de la nature, dans chaque règne des corps vivants, fussent réellement

dans le cas de pouvoir former une véritable série d’après la considération des rapports, et on n’a voulu reconnaître aucune « échelle » dans la disposition générale, soit des animaux, soit des végétaux.

Ainsi, les naturalistes ayant remarqué que beaucoup d’espèces, certains genres, et même quelques familles, paraissent dans une sorte d’isolement, quant à leurs caractères, plusieurs se sont imaginés que les êtres vivants, dans l’un ou l’autre règne, s’avoisinaient ou s’éloignaient entre eux, relativement à leurs « rapports naturels », dans une disposition semblable aux différents points d’une carte de géographie ou d’une mappemoude. Ils regardent les petites séries bien prononcées qu’on a nommées « familles naturelles » comme devant être disposées entre elles de manière à former une « réticulation ». Cette idée, qui a paru sublime à quelques modernes, est évidemment une erreur, et, sans doute, elle se dissipera dès qu’on aura des connaissances plus profondes et plus générales de l’organisation et surtout lorsqu’on distinguera ce qui appartient à l’influence des lieux d’habitation et des habitudes contractées de ce qui résulte des progrès plus ou moins avancés dans la composition ou le perfectionnement de l’organisation.

En attendant, je vais faire voir que la nature en donnant, à l’aide de beaucoup de temps, l’existence à tous les animaux et à tous les végétaux, a réellement formé dans chacun de ces règnes une véri-

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