‹ Lamartine de 1816 à 1830Chapitre 22 sur 89 · CHAPITRE IV LES SOURCES LITTÉRAIRES DES « MÉDITATIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV LES SOURCES LITTÉRAIRES DES « MÉDITATIONS

1. — Charles Loyson rend coin pie des Méditations dans leLi/cée /'rabais. — Crilicjues quil adresse à Laniailine. — Pourquoi Laniarlinc prit le dire de Mëilitationa. — Iniluence des poètes anglais sur lui. — Les traductions de Letourneur. — Le Journal étranger de Suard. — Fonlanes à Londres à la fin du di.x-huiliènie siècle. — Il lit Youniç et traduit des fragnieuls de Pope, de Dryden et de Gray. — Comme quoi Shakespeare était peu j^oùté à cette époque en Ançlelcrre. — La vojETce de Vouoç en France. — Robespierre et Camille Desmoulins lisaient les Xitits. — Le cuite de Lamartine |)0ur Younç et pour Ossian. — Il semble avoir emprunté à ce dernier le nom d'fcivire. — Il semble aussi avoir hésité entre le titre de Méditations et celui de tjonte/n/j/atiorts.

IL — Parenté niorale et [>oéliqiie entre Charles Loyson et Lamartine. — L'Allée d' Ossian et Vlfijnine à la Lune. — Lamartine devait avoir lu les poésies de Ch. Loy.son. — Leurs deux pièces sur V Enthousiasme . — Influence de Pélraifiue sur Lamartine. — Cne erreur de Sainte Bcuvc. — Le Pétrarque de poche de Lamartine. — La première version de VIsolenient. — Comme quoi Lamartine et J. du Bellay avaient à peu près la même façon de traduire. — Justeste d'un mol de N'iijny sur Sainte-Beuve. — Le Cinq-Mai de .Manzoni et le Bonaparte de Lamartine. — Opinion de Stendhal sur le Cinq-Mai. — Date exacte de la coniposiiion du Bonaparte de Lamartine. — Emprunts faits par Lamartine à .Manzoni — Le Crucifix estil uneimitation de l'italien? — Histoire de cette pièce. — Erreur commise |)ar un de ses commentateurs.

III. — La part deTe-votisme dans les Méditations. — Lamartine et Lord Byron. — L'nc lettre de Lamartine sur Stendhal. — Classique et romantique à la fois : classi(|ue pour l'expression, romantique dans la pensée. — Krnest Hnian a dit (jue i'I nivcrsité n'aurait pu faire un Lamartine. — Explication de ce mot. —

Lamartine et les Universitaires. — Un article de Raoul Rosières. — Est-il vrai qu'on ne lise plus Lamartine. — Une statistique dressée par M. Emile Oilivier. — Lamartine et les femmes. — Ce qu'il a apporté à la poésie française. — Lamartine et Pétrarque. — L'amour platonique et la religion dans l'amour. — Emprunts faits par Lamartine aux uns et aux autres, d'après Raoul Rosières. — Un mot de Lamartine sur Fontanes. — La musique de l'âme. — Largeur d'esprit de Lamartine. — Son engouement pour Voltaire. — Ses affinités directes avec Joachim du Bellay. — Improvisateurs et amateurs en poésie. — Influence de l'Italie sur eux. — Les Regrets et les Médilations.

Quand parurent les Méditations, Charles Loyson, qui fut un des premiers à en gotîter la saveur orig-iiiale, se demandait, dans le Lycée français , pourquoi Lamartine avait choisi ce titre qui lui semblait entaché d'une certaine afTeclation de sing'ularité.

« A quoi bon, disait-il, avertir ses lecteurs qu'on a médité ! Est-ce donc là quelque chose de particulier, et faut-il déclarer expressément qu'on a rempli le premier devoir de quiconque se fait écrivain? Discours, épîtres, odes, stances, élégies, tels sont les litres tout ordinaires que nos maîtres mettaient en tête de leurs ouvrages; les vers étaient chargés de dire le reste. »

Evidemment Lamartine aurait très bien pu se conformer à l'usage et baptiser son premier recueil de vers : Odes, Elégies et Epîtres, puisque c'étaient les trois notes qu'il y faisait entendre. Mais comme les poésies qui le composaient étaient d'un g-enre nouveau.

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