LU MANUSCRITS DE LAMARTINE ZOQ
Mais (illis.) des yeux de l'ànie Vers celte pure et chaste flamme.
Tout le feuillet est barré d'un trait transversal et la strophe est reprise au feuillet suivant deux fois avec variantes.
La strophe 19 a pris cette forme :
Levons les yeux vers la colline
Où luit léloile du malin
Saluons la splendeur divine
Qui se lève dans le lointain !
Toute clarté |iure et féconde
Aux yeux de rî\me éclaire un monde
Où la foi monte sans eflort,
D'un saint es[)oir mon cœur palpite^
Ami, pour y voler plus vite>
Prenons les ailes de la Mort.
Le manuscrit porte :
Levons les yeux vers la colline Où brille l'astre du] matin
Une rature et en martre :
Où luit l'étoile du matin.
Contemplons la splendeur divine Q li n'a ni zénith ni déclin
Ce vers est bilL* et remplacé par celui-ci :
Qui se lève dans le lointain ;
CeUe clarté pure et féconde
Aux yeux de 1 i\me éclaire un monde
Que fa mort viendra nous ouvrir,
La fin du dernier vers est barrée, et Lamartine écrit en surcliar^'e le mot foi à la place de mort. Puis il esquisse ces vers demeurés inachevés:
Avant Iheure
Où semble à notre
La mort viendra nous l'ouvrir
Prenons les ailes de la Mort.
Enfin il reprend en marg-e les 4 derniers vers:
Où la foi monte sans efForls Quittant la terre qui nous quitte.
Ici une rature et dans l'interlig-ne :
d'un saint Ami, pour y voler plus vite, Prenons les ailes de la Mort.
Après la strophe 17*^ du manuscrit et du livre venait celle-ci, que Lamartine a supprimée :
Ce corps que la tombe réclame,
Ce cœur de désir épuisé.
C'est un vêtement que notre âme
Rejette après l'avoir usé !
Mais sous ces lambeaux jeune encore,
Au feu divin qui la dévore,
A sa jeunesse, à ses transports
Je sens que mon âme immortelle,
Au moment où son corps cliancelle,
Pourrait user un autre corps.
J'omets les simples variantes de mots qui foisonnent dans le manuscrit.