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ici le vœu que les liérilieis de Joseph Rocher — qui mourut ;\ Lyon le 27 janvier i8G4 — réunissent le plus iM possible dans un houquet funéraire les quelques fleurs poétiquesde sou pelil jardin. Elles ne pourraient que servir sa mémoire.
J'ai dit (jue ce fut Rocher qui mil Lamailine en rapports avec le duc de Rolian el, par ce deinier, avec Victor Hu^o. Voici dans quelles circonstances.
(Quoiqu'il eût pris la résolution, aussitôt après la mort traijique de sa femme, de se relircr du monde pour se consacrer à Dieu, le duc de Rohan, qui avait la passion des beaux vers, s'était enthousiasmé pour ceux de Lamarline que Rocher et Genoude lui avaient récités dans leurs entretiens. Il leur témoii^na le désir de le voir. Mais Lamarline répugnait, moins par lierté (pie par sauvagerie, à se présenter lui-même chez un grand seigneur. Ses amis le dirent au duc de Rohan qui, trouvant la chose toute naturelle, leur répontlit « qu'à ses yeux le grand seigneur était celui qui avait le [)lus de parenté de nature avec Racine et qu'il n'hésiterait pas à le prouver en venant lui-même chez le jeune poète solliciter son amitié (i) ». Il vint, en effet, le visiter dès le lendemain dans son petit entresol de rinUel Richelieu, et de ce jour-là ils furent amis. Invité quelque temps après par le duc à passer la semaine sainte à son château de la Roche-Guyon, Lamarline accepta avec empressement et paya sa bienvenue en composant la très belle Méditation donl, au dire de Sainte-Beuve, le deuxième vers lui fut soufflé par son hole. Cela mit le sceau à leur amitié. On n'a qu'à lire les lettres qu'ils échangèrent au [)iin-
i) Souvenir» el Porlraits, l. I, p.SJi .
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temps et dans l'été de l'année 1819 pour voir que leur commerce était devenu tout de suite très tendre et que toutes les prévenances venaient du côté du grand seigneur (i).