‹ LamartineChapitre 101 sur 113 · Chateaubriand et son groupe, t. II, p · texte numérisé non relu

Chateaubriand et son groupe, t. II, p

Recueillements, le génie du poète nous eût réservé beaucoup de surprises ?

11 aurait pu donner davantage, oui ; mais non pas mieux, ni autre chose.

Sainte-Beuve observe aussi , avec une sévérité piquante , que « les deux moitiés de Chateaubriand politique, — la moitié ultra-royaliste d'avant 1824, et la moitié libérale d'après, — ne se rejoignent pas ^ » Ceci ne saurait, sans injustice, être appliqué à Lamartine. Sans prétendre, comme l'ont fait quelques amis zélés, établir d'un bout à l'autre de sa vie publique une unité absolue et quelque peu factice , nous espérons cependant faire voir que tous ses actes, toutes ses paroles, — aussi bien sur les bancs des conservateurs jusqu'en 1843, que sur les bancs de l'opposition à partir de cette date, — sont sortis du même fonds, des mêmes idées, et tendaient à la réalisation du même programme : celui du Voyage en Orient pour le dehors, celui de la Politique rationnelle pour l'intérieur.

Ce que Sainte-Beuve disait des deux moitiés de Chateaubriand politique, M. Scherer l'a dit des deux moitiés de Lamartine, — poète et politique : « Illustration disparate, dit-il, et qui fait que le nom est plus sonore , mais la gloire moins pure et moins sûre. Nous avons beau faire , nous ne pouvons

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