‹ LamartineChapitre 108 sur 113 · fiumen orationis. Cicéroa · texte numérisé non relu

fiumen orationis. Cicéroa

LAMARTINE. oOo

cée; c'était avec une dignité froide que sa haute taille se balançait; et, s'il est permis de s'exprimer ainsi, le battement de cœur de son éloquence était trop constamment tranquille et trop égal; mais il est une gloire qui appartient sans contestation à M. de Lamartine : à une époque où beaucoup de républicains en étaient encore à renfermer le salut du peuple dans la substitution d'un consul à un roi, lui, légilim'ste converti de la veille, il annonçait déjà la réforme sociale i.

Ayant fait sa moisson de rêves et d'images sur la mer et sur les montagnes, dans les déserts et les ruines de la Syrie, il rentre en France à la fin de l'année 1833, brûlant, pour faire diversion à sa douleur paternelle, d'employer ses forces renouvelées.

La situation exceptionnelle qu'il est décidé à prendre dans la Chambre va déterminer le choix de ses premiers sujets et la sphère de son éloquence. Loin de la politique contingente, il choisit d'abord des questions en dehors du champ de manœuvres des partis. L'Orient, dont il est plein, lui fournit le sujet de ses deux débuts : l'un, le 4 janvier 1834, jour môme de son entrée h la Chambre, par une courte apparition dans la discussion de l'Adresse; l'autre, le 8, par un grand discours où il

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