‹ LamartineChapitre 25 sur 113 · Du 30 juin · texte numérisé non relu

Du 30 juin

Cependant, travaux ou plaisirs trop vifs, soit à Lyon ou à Mâcon pendant les hivers et les printemps, soit à Milly pendant les étés et les automnes, sa santé florissante jusqu'alors commence à devenir inégale: tantôt dolent, fébrile; tantôt reprenant tout à coup l'essor ; parfois gardant la chambre pendant de longs jours languissants, ranimé seulement de quelques lectures; puis, dès qu'un mieux se fait sentir par une éclaircie du ciel et de l'àme. montant à cheval, courant les monts et les vallées, soudainement ressuscité.

« Nous sommes vraiment de singuliers instruments, montés aujourd'hui sur un ton, demain sur un autre; et moi surtout, qui change d'idées et de goûts selon le vent qu'il fait et le plus ou moins d'élasticité de l'air ^. »

« Il n'y a rien de bien pour moi que dans le mouvement en plein air, ou la solitude la plus parfaite dans ma chambre; partout ailleurs je souffre... Ce n'est que dans une complète solitude et un isolement total, que je puis supporter patiemment une vie qui m'est à charge ^ . »

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