Correspondance, t. II, p
Il apprend à jouer de la basse*, puis de la flûte. Il adore la poésie, ne hait pas l'histoire, a horreur dos chiffres. Son père et son oncle veulent le forcer à recommencer ses mathématiques, qu'il a trop négligées'^. Il prend la résolution de se faire soldat : il entrera dans la garde impériale. Mais sa mère .'ui dit qu'elle en mourra de chagrin. Alors il se résigne à reprendre son ancien maître de mathématiques.
Virieu lui propose de concourir ensemble pour un prix à l'Académie de Besançon. Il accueille l'idée avec enthousiasme. Oui, c'est cela, ils rédigeront à eux deux, et même peut-être à trois, avec Guichard, un brillant morceau sur un sujet historique.
« Quelle bonne idée tu as là, mon cher ami î Concourons à Besançon. Mille francs, morbleu! quel stimulant pour de pauvres diables qui n'ont pas le sou!... Et puis, de la gloire 1 Et puis, pardessus tout, un but de travail!'... Concourons, concourons!... Peut-être nous aurons le prix entre nous trois : car il faut engager Guichard à en être, absolument. Travaillons séparément, nous sommes trop loin... Donnons-nous mutuellement des idées. »
Les modèles qu'il propose à Virieu sont le Charles XII de Voltaire et la Conjuration de Venise de Saint-Réal.
« J'ai déjà parcouru le président Hénault, et je