‹ LamartineChapitre 36 sur 113 · Correspondance, t. II, p. 208, juillet · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p. 208, juillet

B8 LAllAKTIiNE.

deux partis extrêmes et n'accordant rien à aucun * . ï>

Plus tard, cette tragédie, en se développant, s'appelle César et Galon. L'antithèse de ces deux noms fait entrevoir une pensée plus étendue, peutêtre celle de Lucain, Vidrlx causa Diis... Mais, à quelque temps de là, il dit qu'il a brûlé celte pièce. — 11 ne l'avait sans doute pas beaucoup avancée.

Sa grande affaire pendant nombre d'années, c'est la tragédie de Saûl^. « Je viens de finir un acte entier ; celui-là est du Shakespeare. L'autre sera du Racine, si je peux. » Quinze jours après, il en est au quatrième acte. « Si cela ne peut, au théâtre, se soutenir en cinq, la chose est arrangée de façon à le réduire en trois très aisément ; et l'intérêt alors plus resserré sera plus forti Mais, pour mes amis et moi, je le fais en cinq ; et mon cinquième ne ressemblera qu'à du Shakespeare. Mon troisième est presque lyrique ^.. »

Dans d'autres lettres il avoue que « ce cinquième acte est tout épique » ; qu'enfin la pièce entière est plus épique et lyrique que dramatique .

Aveux peu rassurants.

Cependant il faut tenter l'épreuve, à tout prix. « Le Ciel, qui pour mon malheur m'a forcé ù être

Page 1