‹ LamartineChapitre 43 sur 113 · Son nom patronymique était Gcnoud. 11 se nomma ensuite · texte numérisé non relu

Son nom patronymique était Gcnoud. 11 se nomma ensuite

Genoude, et enfin de Genoude. Devenu veuf, il entra dans les

Ordres. Lamartine, en décembre 1835, lui adressera dis vers

sur son ordination. C'est la seconde pièce des Recueillements.

Puis on ajoute que les circonstances politiques ne sont peut-être pas très favorables à une publication de cette sorte.

... Mais nous savons aussi qu'il y a au fond de rame humaine un besoin imprescriptible d'échapper aux tristes réalités de ce monde et de s'élancer dans les régions supérieures de la poésie et de la religion !

Non de solo pane vivit homo.

La seconde édition parut le 13 avril, avec le nom de l'auteur.

La Bibliothèque nationale ne possède, après la première, que la cinquième, qui est également datée de 1820 ^ Dans cette édition'^ il y a deux pièces en plus (vingt-six au lieu de vingt-quatre) : la Retraite, à M. de C, et le Génie, à M. de Bonald, avec cette épigraphe empruntée à Horace : Impavidum ferlent ruinœ ; ce qui voulait dire qu'au milieu du cataclysme de la Révolution l'auteur des Lois primitives maintenait inébranlable la foi de nos pères et por-

1. Encore « à la librairie grecque-latine-allemande, chez Henri A'icolle, rue de Seine, 12. »

2 . L'ode sur la Naissance du duc de Bordeaux ne s'y trouve pas encore. Ni la pièce : Oui, VAnio murmure encore. — La dédicace de la pièce intitulée : Dieu, à M. de La Mennais, est ici en toutes lettres, au lieu de simples initiales. De même, au lieu de la Semaine-sainte à la R. G., on lit, cette fois : à !a Roche-Guyon. Le Lac s'appelle le Lac tout court, et non plus le Lac de B***. La quatorzième édition est du 25 décembre 1S25. L'ode sur la Naissance du duc de Bordeaux ne parait que

tait la lumière de sa dialectique dans les mystères dû la Uévélation :

Ce voile, qui des Lois premières Couvrait les augustes mystères, Se déchire et tombe à ta voix- Assis sur la base immuable De l'éfernelle vérité, Tu vois d'un œil inaltérable Les phases de l'humanité...

Puis il frappe sur les philosophes qui ont voulu, les insensés,

De l'héréditaire croyance Éteindre les sacrés flambeaux...

et sur les libéraux qui, recueillant l'héritage de Jacobins, égarent le peuple aveuglé :

Secouant ses antiques rênes, Mais par d'autres tyrans flatté.

Tout meurtri du poids de ses chaînes.

L'entends-tu crier : Liberté?...

Plus tard, devenu républicain, il dira : « Une

dans l'édition de 1826, quoique compo-ée depuis cinq ans. Le duc de Bordeaux était né le 29 septembre 1820. Il est probable que le poète composa celte ode peu de temps après, soit à Naples, soit à Rome. Il en parle dans une lettre du 1«' avril 1S21 à son ami Genoude : « Si elle vous tombe entre les mains par malheur, oubliez mes premiers avis et cachez-la à l'univers entier. De vrais amis qui l'ont vue me mandent qu'elle est mauvaise, médiocre au moins. Je les crois. Ne révélez point ma nudité. » — Il se serait, donc décidé à la publier seulement après le Chant du Sacre, qui est de 1825. Enfin, dans une édition de 1830, il y a trente pièces. Dans une édition de 1849, il y en a quarante et une. C'est le chilTrc définitif.

personne qui m'était bien chère me présenta à M. de Bonald. J'avais adressé à cet écrivain, sur la foi de celte amie, une ode de complaisance. Je ne l'avais pas lu, mais je savais qu'il était l'honnête et éloquent apôtre d'une espèce de théocratie sublime et nuageuse ^ »

De même que Bonaparte, au moment où il travaillait au Concordat, avait soutenu, sinon inspiré par l'intermédiaire de Fontanes, l'ouvrage de Chateaubriand qui pouvait aider à son entreprise politique de restauration religieuse, de même le monde royaliste, reprenant pour son compte la suite de cette restauration avec celle de la monarchie, ménageait au poète une entrée brillante, qui, d'inconnu, allait le faire célèbre en quelques jours.

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